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 Je suis à votre service, tant que vous m'êtes utile. (pv Alice)

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Screwdriver
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Screwdriver
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MessageSujet: Je suis à votre service, tant que vous m'êtes utile. (pv Alice)   Mar 11 Mar - 18:39

Dans la foule de ces hommes d'affaire sortant de leur bureau, leur costume sur-mesure parfaitement adapté à leur morphologie, leur attaché-case flambant neuf, quelques dossiers importants dans la main, chaque homme incarnait la réussite et l'élévation sociale. Chaque homme se vantait de ce qu'il était devenu, parfois par des méthodes pas toujours très honnêtes, parfois par simple coup de chance. Chaque homme se sentait le maître du monde. Mais il y en avait un qui, s'il ne tranchait pas par l'apparence, était foncièrement différent de tous ceux-ci. Cet homme se nommait Franklin Weighell, le même nom que la grande société basée à Palm Springs même, et dont le propriétaire n'était autre que son oncle. Mais la comparaison avec la richissime famille s'arrêtait là. Franklin avait dû se démener pour réussir, car il n'était pas né une cuillère en argent dans la bouche. Il détestait et même jalousait les hommes qui étaient nés riches et qui le restaient. En regardant de plus près, on pouvait même surprendre les regards de travers qu'il leur lançait, et qui s'évanouissaient pour laisser trace à un grand sourire lorsqu'il fallait les saluer, comme s'il ne plissait les yeux qu'à cause d'un soleil trop aveuglant pour lui.
Bientôt, la foule se clairsema ; puis Franklin se retrouva seul à marcher dans les rues lumineuses de Palm Springs. À présent qu'il était loin de ses semblables, Franklin se permettait de pavaner un peu et d'exposer ce qui était malgré tout une réussite. Son statut de secrétaire particulier avait du bon : même s'il n'était qu'un vulgaire employé, Franklin se sentait véritablement puissant d'avoir accès à des informations confidentielles. Faites-lui croire que vous lui révélez un secret, et Franklin devient véritablement heureux. Cachez lui quelque chose, et il en devient fou, parce qu'il déteste se sentir à part ou rejeté. Il ne manqua pas, cependant, d'adresser quelques sourires séducteurs à quelques jeunes femmes qui croisaient sa route. Il ne se passerait jamais rien entre eux, puisqu'ils ne se connaissaient pas et ne se reverraient sans doute jamais, mais il était important pour Franklin d'avoir une bonne image, y compris auprès des inconnus. Il ne se montrait jamais prévenant qu'envers deux personnes : ceux dont il voulait se servir, et ceux qui le méprisaient. Quelques femmes lui rendirent des sourires radieux ; elles l'auraient oublié d'ici demain, mais tant qu'il resterait dans leur esprit, elles le trouveraient charmant. Cela convenait parfaitement à l'escroc des grandes fortunes.
Il entra bientôt dans Palm Springs East, où il résidait. Bien sûr, il avait l'intention de quitter cet endroit le plus tôt possible, mais il ne voulait pas faire dans la demi-mesure et avait donc décidé que sa prochaine demeure serait digne d'un palace, semblable d'ailleurs à celle où se prélassait son nabot de cousin, Marlowe. Franklin attendait ce jour avec la même avidité qu'il avait eu enfin à posséder les jouets des autres. Il volerait la vie de Marlowe, rien ne le rendrait d'ailleurs plus heureux que cette perspective. En attendant, il serait sage et tisserait un piège pour la famille de son patron, se croyant assez fort pour réussir le tour de force de lui voler sa fortune, alors que cela exigeait un peu plus de subtilité qu'il n'en possédait. Puisque tout se déroulait selon son plan, Franklin se sentait confiant et sûr de lui. Il l'était même assez pour relativiser sa présence dans un quartier qui lui inspirait tout de même un peu de mépris.
Passant à proximité des maisons les plus cossues de Palm Springs East, Franklin les regarda d'un air rêveur, s'intéressant aux petites fantaisies architecturales qui brisaient la monotonie d'un quartier résidentielle : ici, une façade bleue de la couleur de l'océan, là, une cheminée trônant au sommet d'un toit, plus loin une maison toute ronde. Franklin jugeait du bon goût de chacun de ses ajouts comme le ferait tout bon spécialiste passant dans ce type de rue. Une petite maison blanche aux volets clairs lui plut instantanément. Un bref instant, Franklin oublia qu'il rêvait d'une villa : il se disait qu'il serait agréable d'y vivre. Il imaginait déjà la décoration de ce type de maison, avant de se rappeler qu'elle n'était vraiment pas à la hauteur de ses exigences. Il passa son chemin.
À quelques pas de lui avançait une jeune femme. Mais contrairement à toutes celles qu'il avait pu croisées sur son parcours, Franklin connaissait celle-ci. Il ne s'agissait de nulle autre que de la fille de son patron, Alice Mac Andrew, un bout de femme charmant et intelligente. Franklin l'avait déjà rencontrée une fois dans les locaux de son père, en train de travailler. Immédiatement, il s'était dit que ce serait une excellente idée que de se rapprocher d'elle afin de se faire bien voir de M. Mac Andrew. Ne connaissant pas la relation qui unissait la fille au père adoptif, il n'imaginait pas un seul instant que cette idée pût rater. Après tout, les pères ne sont-ils pas censés tout faire pour leur fille ? S'il parvenait à s'attirer la confiance d'Alice, la moitié du chemin à accomplir pour s'approprier leur fortune. Franklin trouvait certes dommage de faire du mal à une femme en abusant de sa confiance, cependant, il était trop ambitieux pour se laisser aller à de telles considérations morales.
Il salua de la main la jeune femme avant de se porter à sa rencontre, tel le gentleman qu'il était censé être.
« Mademoiselle Mac Andrew ! dit-il tout en souriant. Comment allez-vous ? Puis-je vous aider d'une quelconque façon ? »
À l'entendre, on aurait vraiment dit qu'il avait un coup de cœur pour cette demoiselle.
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MessageSujet: Re: Je suis à votre service, tant que vous m'êtes utile. (pv Alice)   Mer 26 Mar - 21:12

Apres une journée de cours assez épuisante, je rentrais laborieusement chez moi avec l’intention de faire rapidement mes devoirs pour ensuite m’atteler à  ce que je préférais : la peinture.
Quand j’arrivais devant la maison qui me servait d’habitat, il y avait toujours cette envie de fuir qui revenait sans cesse. Partir loin d’ici était sans doute pour moi la meilleure chose à faire mais certaines choses m’en empêchaient. Les amis, les cours, mon cousin, qui habitait à quelques pâtés de maisons, m’obligeaient à rester mais il y avait toujours ce petit espoir qui ravivait cette envie et qui me donnait du courage un peu plus chaque jour.
En refermant la porte, c’est comme si c’était des grilles de prison qui se refermaient derrière moi. Et pourtant ce n’était qu’une simple porte d’entrée d’une simple maison d’un simple quartier. Le silence de mort qui s’offrait à moi me donnait un peu la chair de poule. C’est comme si j’avais signé mon propre arrêt de mort et que je devais juste attendre mon heure.
Je montai les escaliers pour atteindre ma chambre. Tout en déposant mes affaires, j’allumai mon ordinateur pour vérifier si mon professeur d’arts appliqués ne m’avait pas envoyé une de ses listes de matériel pour la semaine suivante. Je croisais les doigts pour en avoir une, juste pour me rendre dans le magasin que je préférais.
J’avais vu juste, un mail avec une liste qui prenait l’ampleur d’une feuille A4. Je savais très bien que mes devoirs n’avanceraient pas avec les courses que je devais faire rapidement mais je préférais sortit plutôt que de rester cloitrer dans une maison où l’ambiance devenait de plus en plus insoutenable.
Je préparai aussitôt mes affaires pour ressortir. Je descendais à la cuisine pour récupérer quelque chose à grignoter car les cours me creusaient l’appétit mais en voyant la moitié des placards vides, je me résiliais à faire une liste de course pour les remplir un peu. La plupart du temps, les courses que je faisais, étaient seulement pour moi puisque l’homme et la femme qui me servaient de parents ne mangeaient jamais à la maison préférant les repas de la haute aux miens que je pouvais leur mijoter. C’est ce que je regrettais le plus dans cette famille. Les moments où l’on se retrouve n’existaient pas et n’existeraient sans doute jamais.
Apres une liste de course qui était devenue plus longue que je ne me l’imaginais, je prenais le caddie de ma mère et un grand sac, que je mis dans le caddie. Je rassemblai mes clés et mon téléphone dans mon sac à main et sortis de la maison.
Dehors le soleil tapais encore et cela me rappelais un certain jour avec une certaine personne dont je ne prononcerais pas le nom. Il me manquait énormément même si j’avais réussi, à l’aide d’un cousin, à faire le deuil de cette dure séparation.
Je prenais le chemin du centre commercial, quant au loin, une silhouette qui m’était familière s’approchais vers moi. Je connaissais très bien cette personne, enfin façon de parler, puisque que le jeune homme qui s’avançait n’était autre que Franklin Weighell, un employé de mon père. Quand je l’avais rencontré pour la première fois, il m’avait donné bonne impression mais je savais très bien que chaque homme cachait son jeu.
Quand nous fûmes à la même hauteur, tel un homme bon envers les femmes, le personnage me salua. Par pure politesse, je m’empressais de lui répondre.
« Bonjour M. Weighell. Bien, merci et vous ? Si vous pouvez aider et bien à part venir faire des courses, je ne vois pas en quoi vous pourriez m’être utile. »
J’espérais en disant cela qu’il me lâcherait rapidement et puisque en aucun je ne souhaitais passer la fin de ma journée avec lui. 
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