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 [TERMINE] I waited for you and now that you are there...► Nohlann & Beth

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MessageSujet: [TERMINE] I waited for you and now that you are there...► Nohlann & Beth   Sam 28 Sep - 7:20



I waited for you and now that you are there...


Ces quatre dernières années, soit, depuis son installation à Palm Springs, Beth n'avait eu de cesse de changer. A tel point, d'ailleurs, que si elle retournait dans sa ville natale, en Californie, peu de personnes seraient capables de la reconnaître ! Elle avait évolué d'un point psychologique autant que physique mais, une chose à laquelle la demoiselle n'avait jamais pu toucher : ses cheveux. Cela pouvait paraître idiot de porter un telle affection à ses cheveux, qui, d'autant plus, auraient bien vite repoussés mais Beth considérait qu'ils étaient son dernier lien avec ses parents. Là encore, rares étaient ceux qui pouvaient comprendre...Le fait est que depuis sa plus tendre enfance, la jeune Bradshaw avait eu l'habitude de s’installer dans le canapé tandis que sa mère lui brossait longuement ses cheveux en lui répétant encore et encore qu'elle n'avait jamais vu une aussi belle crinière. Il s'agissait d'un des rares contacts qu'elle avait eu avec sa mère. Mais voilà, la veille, elle avait eu une longue conversation avec son frère - une de plus – et alors qu'elle défendait leurs géniteurs comme toujours, Fox les enfonçait. Et il l'avait convaincue. Peut-être était-elle plus fragile ce jour là ou peut-être en avait-elle eu assez de se battre pour des gens qui ne l’avaient jamais aimées contre celui qui avait toujours été là. Quoi qu'il en soit, elle n'avait eu aucun scrupule à se réveiller deux heures plus tôt pour passer la porte du coiffeur. Elle lui avait laissé le champs libre du moment qu'il coupait court.

-Je reviens ! Murmure-t-elle aux quelques professeurs présents dans la salle de réunion. Ils ont l'habitude de la voir abandonner la pièce tous les jours, même heure, alors ils ne posent plus de questions. Ils ne prennent même plus la peine de répondre d'ailleurs et laissent la demoiselle s'éclipser, persuadée de garder le mystère sur ses activités. Sauf qu'elle se trompe grandement ! Penchés par la fenêtres, ils s'amusent de la voir jouer la même comédie stupide chaque jour. Ils ont aussi finit par comprendre qu'elle s'installait sur la huitième marche du conservatoire pour observer l'inconnu du trottoir d'en face.

Beth sortit délicatement la cigarette. Elle jeta un coup d'oeil à sa montre. Rêvait-elle ou avait-il une minute de retard? Et s'il ne venait pas? Et s'ils ne venaient plus jamais? Qu'est-ce qui la mettrait de bonne humeur pour le restant de la journée? Elle allait devenir folle s'il ne venait plus! Elle irait frapper à toutes les portes de cette foutu ville et elle le trouverait. Parce qu'elle avait beau ne pas le connaitre, elle avait besoin de lui dans sa vie. Ne serais-ce que vingt secondes chaque matin. Le scénario catastrophe qu'elle venait de s'imaginer fut inutile. Il avait une minute trente de retard mais il était bien là. Et pourtant, la jeune femme se sentait mal. Elle venait de réaliser qu'un jour, demain ou dans six mois, peu importait, il ne viendrait plus.


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Dernière édition par Beth V. Bradshaw le Dim 6 Oct - 11:31, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [TERMINE] I waited for you and now that you are there...► Nohlann & Beth   Sam 28 Sep - 13:57


"Faire le premier pas."




♦ Ce matin je peux trainer au lit, je ne travaille qu’en début d’après midi, alors pas la peine que je me lève de suite autant profiter d’une grasse matinée. Mais il m’est difficile de rester dans un lit quand je ne dors pas, si mes yeux restent ouverts pas la peine de chercher à trainer. Et à force de tourner pour trouver le sommeil ça m’énerve et je finis par avoir qu’une envie c’est d’allumer une clope et d’aller boire un verre. Avant je passe par la salle de bain histoire de voir ma gueule, je sais qu’elle n’aura pas changé depuis hier soir mais je veux juste voir mes yeux. En effet ses derniers temps j’abuse de pas mal de chose et j’ai souvent la sale tête au réveil, entre l’alcool, la drogue et le manque de sommeil et bien parfois je fais pitié ou je fais penser à un zombie. Mais ce matin mes yeux sont moins marqués, il est vrai que hier soir je suis rentré direct du boulot et je ne suis pas ressorti pourtant j’aurais pu j’en avais même envie mais je me suis jeté sur mon lit et j’en ai pas bougé. En plus l’autre soir j’ai croisé un mec qui m’a pris pour mon frère, je sais que je lui ressemble, enfin qu’on se ressemblait. J’ai même eu droit à un coup de poing dans la gueule, des reproches comme quoi je serais coupable de sa mort, enfin j’ai découvert tant de chose ce soir là. Du genre que mon frère était gay et qu’il était l’amant de ce mec, ils étaient même très amoureux. Mon frère gay, alors que l’on échanger les meufs, je vous jure que je suis resté sur le cul, je ne m’en suis pas encore remis. La pilule est dure à passer, ça m’est vraiment resté en travers de la gorge. Enfin la soirée avec ce mec a été difficile, on c’est tabassé, on c’est saoulé, on a discuté, mais je préfère éviter de le recroiser car penser qu’il a couché avec mon frère ça me donne envie de gerber. Alors depuis cette fameuse nuit c’est la descente aux enfers déjà qu’avant ce n’était pas la joie, maintenant j’ai envie de me foutre en l’air de toute façon je n’ai rien qui me retiens sur cette foutue terre. Mes amis sont mes amis que pour partager mes délires et m’accompagner dans ma déchéance, mes ennemis sont mes ennemis que pour me frapper sur la figure ou me voir mort. Je n’ai rien de spécial dans ma vie à part un boulot pour pouvoir bouffer, et le reste c’est que du superflu. Pas d’attache, pas de raison de me battre, pourtant la vie me pousse à lutter tous les jours, il doit y avoir une raison à ça. Ou alors l’envie de mettre un terme à ma triste existence n’est pas assez forte pour que j’ose franchir le pas.

Peut être cette fille assise tous les matins sur l’escalier du conservatoire et que j’aperçois lorsque je vais prendre mon petit déjeuner, à croire que sa pause clope est toujours à l’heure de mon passage. Je n’y prête pas vraiment attention je sais juste qu’elle est là assise sur cet escalier et c’est du coin de l’œil que je la vois. C’est vrai que je l’ai remarqué depuis plusieurs mois mais je n’ai jamais osé traverser la rue, vu ma tête à ce moment là je pense que je lui ferais plus peur qu’autre chose. Pourtant souvent dans ma tête une petite voix me dis, *ose va-y traverse fais le premier pas c’est peut être ta chance*, comment aller parler à une inconnu peut être ma chance. Mais pousser par l’envie et surtout par le fait que ma tête est plus présentable que d’habitude je décide de faire le premier pas et d’aller traverser cette foutue rue. J’enfile un jean et un tee-shirt et file, je serais un peu en retard sur mon horaire habituel mais je suis sur qu’elle sera là, je ne sais pas c’est comme un sixième sens. J’arrive à sa hauteur et pour le première fois je m’arrête et me tourne vers elle, de la où je suis-je ne peux pas voir grand-chose de son visage, juste remarquer que quelque chose à changer, ses cheveux peut être, oui on dirait bien, elle les a attaché ou bien coupé. Je reste là un petit moment hésitant et cherchant comment je vais l’aborder sans passer pour un vicieux ou un maniaque, je ne voudrais pas qu’elle prenne peur à notre première rencontre. Même si je ne cherche pas à aller plus loin avec elle, de toute façon avec les femmes je ne vais jamais bien loin une fois que je les ai mises dans mon lit et bien je n’ai pas besoin de plus. Enfin je me décide à traverser cette rue, encore quelques centimètres et je serais à sa hauteur, elle regarde sa montre comme si elle attendait quelqu’un.  Puis je m’approche, je vais lui dire quoi, je vais l’aborder comment pourtant je ne suis pas du genre timide mais là. Je trouve cette idée débile, mais je continue à avancer, je la vois comme ranger quelque chose derrière elle. Elle ne me voit pas arriver et c’est surement mieux comme ça. «Bonjour excusez moi, vous auriez une cigarette s’il vous plait. » C’est vraiment du grand n’importe quoi, j’ai un paquet de clope dans la poche de mon pantalon, franchement aucune imagination. Mais bon c’est tout ce qui m’est passé par la tête à cet instant. Je reste là planté devant elle essayant de croiser son regard, mais ce n’est pas une chose facile de capter le regard de quelqu’un surtout comme ça sur le vif. ♦


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MessageSujet: Re: [TERMINE] I waited for you and now that you are there...► Nohlann & Beth   Sam 28 Sep - 15:20



I waited for you and now that you are there...


En 26 ans, on a tendance à croire qu'une fille célibataire l'est par choix. Elles sont bien rares celles qui n'ont véritablement personne dans leur vie, après tout, même si ce n'est pas sérieux, on préfère toujours avoir quelqu'un à embrasser en rentrant le soir, quelqu'un a qui raconter sa vie, quelqu'un à coté de qui se blottir. Et pourtant, Beth faisait partie de ces rares demoiselles seules parce que...eh bien, parce que le monde tourne ainsi et elle n'était apparemment pas faite pour vivre une relation avec un homme. A tel point qu'à une époque, elle s'était questionnée sur son orientation : être lesbienne était peut-être une solution ? Peut-être qu'elle ne s'en rendait pas compte mais que les mecs bien ? Et puis, en voyant deux filles s'embrasser, la jeune Bradshaw avait compris que jamais, au grand jamais, elle pourrait faire pareil ! Après avoir quitté la Californie, la jeune femme avait abandonné l'idée de chercher le grand amour, après tout, s'il devait venir, il viendrait tout seul et elle avait été bien trop occupée à se reconstruire que pour penser à ce genre de choses. Et il y a un an, ça lui était tombé dessus. C'est bien ce qu'on dit non ? Ça vous tombe dessus sans qu'on ait rien prévu. Même si elle en avait eu envie, Beth n'aurait pas pu prévoir une chose pareille vu qu'elle ne connaissait absolument pas le jeune homme qui avait fait chavirer son cœur dès le premier regard. Enfin, regard...C'était son premier jour de cours, elle était nerveuse à l'idée de se planter devant des élèves pour leur enseigner la musique et prenait donc tout son temps avant d'entrer dans le conservatoire. Et c'est là qu'elle l'avait vu sur le trottoir d'en face. Ça paraissait tellement stupide qu'elle n'en avait jamais parlé à personne, pas même à son frère qui avait pourtant toujours tout su à son sujet.

Comme une sorte de monotonie commençait à s'installer dans son petit cérémonial avec sa cigarette, Beth détourna le regard de l'inconnu plus tôt que d'habitude, elle attrapa le paquet de cigarette et s'apprêtait à le ranger derrière le buisson lorsqu'un voix assez grave s'adressa à elle. Sans savoir pourquoi, elle avait peur de détourner le regard. Elle finit par tourner la tête et reconnu l'inconnu du trottoir d'en face. Instinctivement elle jeta un regard sur l'autre coté de la rue, revint au jeune homme, revint au trottoir et finalement au jeune homme. Elle le fixa de ses grands yeux quelques instants avant de lui tendre le paquet.

-Allez-y...dit-elle d'une voix rauque. Elle maudit ses cordes vocales, toussota puis reprit. Allez-y, je n'ai pas de briquet par contre...

Sa conscience lui envoya une bonne gifle. Tu fumes et tu n'as pas de briquet? Ma fille tu es une piètre menteuse !

-Enfin, il vient de me lâcher quoi ! Se rattrapa-t-elle en souriant. Et malgré ce sourire, elle se savait dans de beaux draps. Déjà en temps normal, elle aurait du mal à faire croire à la plus naïve des personnes qu'elle fumait ( aucune odeur de cigarette, pas de briquet et encore moins de fumée ), alors l'en persuader lui, quand il lui faisait perdre tous ses moyens d'un simple regard...Oui, elle était dans de beaux draps !


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MessageSujet: Re: [TERMINE] I waited for you and now that you are there...► Nohlann & Beth   Sam 28 Sep - 21:35


"Faire le premier pas."




♦Je n’ai jamais eu de problème pour aller vers les gens que ce soit vers la gente féminine que vers la gente masculine, j’ai toujours été assez ouvert et pas du genre timide. Et puis quand il y avait mon frère c’était pire j’allais aborder en premier puis après c’était lui et on rendait les gens gagas en jouant avec eux. Ensuite on y retournait tous les deux plus forts et la on jubilait de voir leurs tronches. En tout cas le contact ne m’a jamais fait peur, si je voulais une fille je fonçais parfois je ne prenais un vent ou bien un coup de poing dans la figure si le copain trainait dans les parages mais peu importe. Je suis du genre un peu fou parfois, même souvent. Ensuite je sais aussi faire preuve de savoir vivre et respecter les gens autant les femmes que les mecs, je ne fais pas que me battre ou que draguer. Je sais aussi tenir une conversation, me montrer courtois enfin j’ai un minimum de savoir vivre. Après pour ce qui est de l’implication dans les sentiments je suis du genre un peu borné, j’aime ma liberté, et puis ça fait trop mal de perdre quelqu’un quand on l’aime. Alors je me protège en laissant mon cœur en dehors d’une relation, j’ai trop souffert à la mort de mon frère, je sais cela n’a rien à voir avec une relation amoureuse, mais la perte d’un être cher que ce soit un frère ou un être aimé est douloureuse. Vous allez me dire que je parts perdant d’avance en voyant une relation amoureuse avec la perte de l’être aimé, mais c’est la vie elle nous enlève toujours ce qui fait battre notre cœur. Du coup je suis plutôt du genre à jouer avec les filles, même si certaines m’ont déjà dit je t’aime et auraient bien voulu me lier à leurs vies je suis resté de glace à leurs appels. Avec le temps j’ai bâti autour de moi une carapace je ne dis pas qu’un jour elle ne tombera pas mais ce n’est pas au programme et je le vis bien. Alors lorsque je traverse la rue pour aller demander une clope à la jolie demoiselle qui depuis ses derniers mois est toujours à cette heure assise sur les escaliers du conservatoire ce n’est pas à cause de sentiment, non. Et puis on ne peut pas avoir des sentiments pour quelqu’un que l’on voit à peine cinq minutes pas jour et de loin en plus. On peut juste avoir envie de voir de plus prêt la couleur de ses yeux, les traits de son visage, entendre le son de sa voix alors que depuis des mois on l’imagine ou on le devine.

J’arrive face à elle lui demande une cigarette, je suis un peu surpris par le jeu de son regard elle me donne l’impression de me chercher encore sur le trottoir d’en face, comme si cela ne pouvait être moi qui se retrouve là face à elle. Je pense qu’elle ne devait pas s’attendre à me voir là, je ne sais même pas si elle a fait attention lorsque j’ai traversé la rue. Puis ses yeux rencontrent enfin les miens l’espace infime d’un échange sans émotion j’ai à peine le temps de voir la couleur de ses yeux, mais à la base je ne suis pas ici pour ça. Elle me tend après un cours instant d’hésitation, un paquet qu’elle cache derrière un buisson comme le ferait une jeune écolière qui ne veut pas que l’on sache qu’elle fume. Et puis le son de sa voix me surprend, me rappelant ma voix au moment ou je l’avais perdu et ou je recommençais à parler. Est-elle troublée par mon intervention ? Pas de briquet pour une fumeuse cela peut à un moment poser problème, ou alors elle se sert d’allumette, elle se reprend vite en me disant qu’il vient de la lâcher tout en souriant. Ce qui est parfaitement possible étant fumeur je sais que ce genre de chose arrive. Je prends le paquet et sort une cigarette. « Merci et pas de soucis pour le briquet j’en ai un dans la poche, c’est que j’ai oublié mon paquet en partant de chez moi. » Je fais attention en sortant mon briquet que mon paquet ne tombe pas sinon je passe pour un con ou pour un dragueur sans vraiment aucune classe. « Si vous voulez vous servir du mien pour vous en allumer une je vous le prêtes. » Et je lui tends mon briquet en même temps que je lui rends son paquet, j’aurais pu lui proposer de lui en allumer une mais ce serait trop prétentieux pour un premier contact. Je tire une taf sur ma clope et laisse sortir doucement la fumée entre mes lèvres. Elle a l’air d’hésiter à me prendre le briquet elle a peut être pas envie de fumer une clope maintenant. Puis je me lance de toute façon je ne risque rien elle n’a pas l’air bien méchante, je ne pense pas que derrière cette jolie frimousse se cache un pit-bull. « Vous travaillez dans le coin, car j’ai l’impression de vous voir assez souvent assise sur ses escaliers. » J’aurais pu lui dire presque tous les jours mais elle aurait pu penser que j’étais un mec du genre voyeur. Je veux juste entamer la conversation et essayer d’en savoir un peu sur elle mais ne me demander pas pourquoi, peut être parce que je la trouve séduisante. J’en profite pour la détailler d’avantage en essayant de rester discret, pourquoi a-t-elle coupé ses cheveux, de l’autre côté du trottoir j’avais l’impression qu’ils étaient très long et là c’est un changement radical, mais qui lui va très bien.♦
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MessageSujet: Re: [TERMINE] I waited for you and now that you are there...► Nohlann & Beth   Dim 29 Sep - 6:55



I waited for you and now that you are there...


Lorqu'elle était ado, Beth ne pensait qu'à étudier. Que ce soit pour les cours ou pour le plaisir, elle se cloîtrait des heures dans sa chambre à réciter des maths, des sciences ou de l'histoire. Elle n'abandonnait son repère que pour ses cours de piano et de karaté puis, évidement, pour se rendre en cours. Sa vie avait toujours été très monotone en conclusion. Et pourtant, elle n'avait jamais eu besoin d'autre chose. Elle n'avait pas cherché à aller en soirée, elle n’avait pas cherché un copain, elle n'avait pas cherché à se rebeller face à l'autorité de ses parents. Si les autres étudiants l’appréciaient pour les interrogations auxquelles elle aidait à tricher, ils ne se gênaient malgré tout pas pour dire qu'elle était étrange. Cela ne l’avait jamais dérangée et puis il y avait eu ce déclic avec Kyara et Rangers qui l'avait fait basculer dans le monde réel...A présent qui pourrait dire, aux premiers abords, qu'elle n'était pas comme tout le monde ? Elle sort, elle a un job et une passion, des amis, des ennemies...Mais un passé qui la poursuit en semant son parcours d’embûches parce qu'il y a énormément de domaines dans lesquelles la demoiselle est totalement inexpérimentée, du plus banal, au plus crucial et rien a faire, elle doit apprendre sur le tas ce que la plupart des gens avaient appris plus jeunes. C'est en tout cas l'excuse qu'elle se donnait en pensant à ce qu'elle ressent, chaque matin, lorsqu'elle voit l'inconnu sur le trottoir. Auparavant, si elle avait déjà fantasmé sur deux ou trois personnes, cela n'avait jamais été très sérieux, elle se contentait de penser : « Il a de beaux yeux, il est sexy... ». Alors même si elle n'avait jamais vraiment flashé sur quelqu'un, elle avait su que ce qui la transperçait lorsqu'elle l'observait depuis les marches du conservatoire était plus fort que ce qu'elle n'avait jamais ressentit. Mais puisque cela lui semblait parfaitement illogique de craquer sur un inconnu, elle mettait ça sur le compte d'un besoin naturel de trouver quelqu'un dont elle pourra dire : « Je l'aimais », histoire de ne pas retomber dans sa réputation d’extra-terrestre. Même elle ne considérait pas son explication comme plausible mais qu'importe.

Il sortit son briquet et dit quelques mots qu'elle n'entendit pas focalisée sur le paquet de cigarettes qu'il venait de lui rendre. Il arriverait bien un moment où il trouverait étrange qu'elle ne fume pas. Sauf s'il n'était venu que pour une clope et qu'il ne comptait pas rester cinq minutes mais Beth ne voulait pas penser à cette éventualité. Un énorme paradoxe se créait en elle, entre la joie de le voir enfin près d'elle et le besoin de le voir disparaître afin de soulager l'engouasse due au mensonge. Beth savait pertinemment que si elle tentait de fumer, elle allait tousser, tousser et tousser encore. Jamais il n'avalerait qu'elle était une fumeuse expérimentée ! Un nouveau mensonge se proposa à elle et vu qu'elle n'avait pas le choix, elle redressa la tête et lui répondit avec le sourire le plus convaincant qu'elle pouvait adopter dans ce genre de situations.

-J’essaye d'arrêter alors une, c'est bien...

Elle n'avait plus qu'à prier pour qu'il convienne qu'elle en avait déjà grillé une avant son arrivée...Et puis, au point où elle en était, la demoiselle n'avait plus grand chose à perdre, elle choisit donc d'aborder la situation comme toutes les autres, comme si elle était banale, comme si l'enjeu n'était pas de gâcher sa première conversation avec l'homme qu'elle attendait depuis tellement longtemps sans raisons valables.

-Je suis prof au conservatoire, répondit-elle en jetant instinctivement un regard vers le bâtiment. Pour la première fois de sa vie, elle voyait sa porte d'entrée comme un échappatoire... Moi c'est Beth au fait...fit-elle persuadée de dire ce qu'il fallait mais se voix se brisait presque à la fin de sa phrase. Elle ne voyait pas d'inconvénient à se présenter lorsqu'elle avait entamer son idée et en la terminant, elle se trouvait stupide.


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MessageSujet: Re: [TERMINE] I waited for you and now that you are there...► Nohlann & Beth   Dim 29 Sep - 16:00


"Faire le premier pas."




♦Il y des fois je me demande si je ne suis pas un vrai con, je me demande sérieusement ce que je fais là en face de cette belle brune qui a l’air d’être franchement mal à l’aise. Ce n’est pas parce qu’elle est là tout les matins au moment ou je passe qu’elle a forcément envie de me parler ou bien de supporter ma présence. Je fonce toujours droit dans le mur s’en vraiment penser aux conséquences parce que je me fous un peu de ce que les gens pensent et quand j’ai une idée dans la tête et bien je ne l’ai pas ailleurs. Et du coup je me retrouve face à cette belle inconnue et je ne sais pas trop de quoi lui parler, l’histoire de la clope reste une échappatoire mais ensuite. En plus elle a l’air hésitante quand je lui rends son paquet et lui tends mon briquet vu que le sien la lâché assez bizarre comme réaction. Mais j’ai moi-même parfois des réactions qui sont à l’opposées de ce que les gens attendent de moi, comme si j’étais à ce moment précis sur une autre planète. Et depuis la mort de mon frère Wyatt cela m’arrive de plus en plus souvent, j’ai vraiment l’impression de me déconnecter complètement du monde dans lequel je vis. Il est vrai que je cherche aussi à me protéger du mal que l’on pourrait me faire, et puis c’est ma manière à moi de ne pas affronter la réalité. Pourtant je vis avec tous les jours du moment que je me lève à celui que je me couche, elle me guide, parfois me frappe, elle me déçoit, me fait vibrer, elle me rend malade et puis me réconforte. Enfin elle fait un peu ce qu’elle veut de moi, comme si j’étais un pantin, pourtant c’est moi qui avais choisi de traverser la rue, pas elle, j’ai choisi tout seul. Et je suis là à la regarder, même si ses yeux paraissent me fuir ou du moins m’éviter. Lorsqu’elle me dit qu’elle essaie d’arrêter de fumer, je range mon briquet dans ma poche, c’est quelque chose que je comprends de vouloir arrêter un vice, moi je voudrais bien certains jours avoir la volonté de vouloir tout arrêter, la clope, l’alcool, la drogue mais ma volonté est vite balayé par l’envie. « Ok c’est bien d’avoir la volonté d’essayer. Je ne voulais pas vous poussez au vice. » Du coup je finis ma cigarette plus vite la jette au sol pour l’écraser, je ramasse le mégot et l’envoie dans la poubelle qui se trouve juste à côté et oui je suis un connard mais je respecte la nature et je ne supporte pas de laisser trainer des trucs par terre, les mégots encore plus si un gosse passe et le ramasse. Non c’est vraiment dégueulasse et j’ai horreur de ça et c’est depuis toujours, mon frère lui avait la fâcheuse manie de tout laisser trainer c’était souvent la guerre entre nous pour ce genre de chose.


Elle me dit qu’elle est prof au conservatoire, je comprends mieux sa présence sur les escaliers, je vois son regard se diriger vers la porte située juste au dessus. « Ah d’accord je comprends mieux votre présence ici du coup. » Puis elle lui dévoile son prénom, sa voix me parait à cet instant si douce même si elle s’éteint à la fin de sa phrase comme par pudeur, ou par gêne de m’en dire un peu plus sur elle. « Enchanté Beth, moi c’est Nolhann et j’allais prendre comme tous les jours mon petit déjeuner au café du coin. » J’aurais pu rajouter mais aujourd’hui j’ai choisi de traverser la rue plutôt que d’aller boire un café et manger des pancakes. Mais après tout cela ne l’intéresserait surement pas, qu’est ce que cela peu lui faire ce que je prends au petit dej. Je lui tends la main comme le ferait tout bon citoyen, en signe de bonjour, serrer la main d’une fille c’est assez bizarre pour moi. Les filles je leurs dépose des baisers sur les joues,  je leurs vole des baisers sur leurs lèvres ou alors  je les embrasse et elles me le rendent. Serrer une main est très conventionnel puisque même au boulot c’est plutôt tape amicale, mais dans ce cas c’est je pense ce qui se prête le mieux à la situation enfin je pense. De toute manière comme elle bosse au conservatoire elle va surement devoir partir pour aller donner son cours, et moi je reprendrais mon chemin et j’irai manger mes pancakes et boire mon café. Sachant que demain elle sera surement là, sauf si je l’ai gonflé et qu’elle choisisse d’aller faire sa pose cigarette dans un autre coin. Cela me ferait quoi si un matin elle n’était pas là à sa place habituelle depuis maintenant plusieurs mois, pourquoi je me pose cette question moi. Je ne vois pas ce que ça peut me faire, qu’elle soit là ou pas ça ne me changera pas ma vie, ni mes habitudes. Oui ça me rendrait peut être un peu triste, enfin je ne sais pas si c’est le mot qui convient mais c’est celui qui me vient en premier à l’esprit. De toute façon je m’en fou, elle n’est surement pas là pour moi de toute manière, pourquoi d’ailleurs elle serait là pour moi. J’ai du charme c’est à cause de ça ou alors elle joue les détectives et elle surveille les passants pour savoir où ils vont et ce qu’ils font. Je vous ai dis que parfois  j’ai l’impression de venir d’une autre planète quel humain censé se poserait toutes ses questions stupides. Dans un bar je lui aurais proposé un café ou tout autre boisson, en discothèque je l’aurais invité à danser c’est sur, mais là après lui avoir taxé une clope je fais quoi, je me barre ou je développe. Je pourrais lui parler de ses cheveux mais dans ce cas elle serait que je l’ai remarqué, et si elle n’a rien à foutre de moi et bien ça serait un coup d’épée dans l’eau. Et puis ça aboutirait à quoi, de toute façon faudrait déjà que je sache ce que je veux, la mettre dans mon lit c’est direct je sais mais pour moi c’est le final d’une relation avec une fille, enfin quand je parle de relation c’est une bonne discussion de quelques heures et voilà. Alors ou je vais droit au but ou je laisse tomber de toute façon des filles il y en a des dizaines qui me pourchassent et ne veulent qu’une chose que je leur dise oui même juste pour une nuit. Et non je ne me la pète pas, ce n’est pas de ma faute si elle me trouve craquant, sexy, mignon, adorable et j’en passe. « Vous enseignez quoi ici ? » Juste histoire de briser le silence qui s’installe et puis oui je suis curieux et oui je veux en savoir plus sur elle.♦
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MessageSujet: Re: [TERMINE] I waited for you and now that you are there...► Nohlann & Beth   Dim 29 Sep - 16:44



I waited for you and now that you are there...


Vous savez quand on pense à un acteur, un chanteur  qu'on trouve attirant? On finit toujours par faire une fixette dessus et on le trouve de plus en plus sexy, de plus en plus charmant, de plus en plus talentueux. On finit par considérer ses défauts comme des qualités et on l'idéalise encore et encore sans même s'en rendre compte. On prie pour le rencontrer, on s'imagine tout ce qu'on pourrait lui dire, les atouts qu'on devrait mettre en avant pour se faire remarquer, pour qu'il ne nous oublie pas comme une fan de plus. C'est une douce lubie, il est bien douloureux de revenir à la réalité, de se dire que cela n'arrivera jamais mais qu'importe, on sait pertinemment que c'est mieux comme ça. Notre idéal ne pourra pas être terni par la réalité, on ne sera pas déçue d'avoir été ignorée. C'est toujours plus beau quand c'est dans notre tête. C'est exactement ce qu'avait vécu Beth avec l'inconnu du trottoir d'en face durant de longs mois. Elle avait commencé par le trouver mignon et puis, plus elle l'avait observé et imaginé, plus elle était tombée sous le charme. Mais le pire c'est la rencontre. Elle avait imaginé que la première fois qu'ils se parleraient, ils n'auraient de cesse de parler et de parler, sans jamais avoir à chercher un sujet de conversation, qu'ils se comprendrait d'un regard, qu'ils échangeraient des sourires complices. Et maintenant qu'il était à coté d'elle, c'est à peine si elle osait relever les yeux pour l'observer. Non, à vrai dire, elle n'osait pas le faire, elle lui jetait de vagues regards lorsqu'elle répondait à ses question, histoire d'être polie mais sinon, elle faisait toujours mine d’avoir quelque chose de passionnant à fixer. L'arrière du paquet de cigarettes, une voiture garée, une faille dans la pierre du perron.

Elle inspira longuement, histoire de se donner du courage et elle redressa la tête vers lui. Pas parce qu'elle ne tenait plus de voir enfin son visage de près, pas parce qu'elle se préoccupait de ce qu'il pouvait penser d'elle, juste qu'elle venait de prendre conscience que ces regards fuillants et cette voix cassée ne lui appartenaient plus. Elle les avait oublié depuis qu'elle était arrivée à Palm Springs. Elle était devenue la demoiselle souriante et sans gêne ou presque. Et il était hors de question qu'elle redevienne l'ancienne Beth. Elle n'avait pas fait tous ces efforts inutilement. Alors elle leva les yeux vers l'inconnu et lui sourit.Elle soutint son regard un instant avant de le regarder plus généralement. Elle ne faisait pas une analyse détaillée mais l'observait comme elle l'aurait fait avec n'importe quel interlocuteur. Lorsqu'il affirma ne pas avoir voulu l'inciter à fumer malgré sa résolution, Beth rit doucement, ce n'était pas un problème. Principalement car elle n’avait jamais fumé de sa vie mais ça, il ne devait pas le savoir. Elle aurait aimé lui glisser un remarque du genre : « Vous devriez faire de même... » Mais elle craignait que cela paraisse prétentieux. Cela ne l'était absolument pas, elle n'était pas du genre donneuse de leçons mais elle préférait peser ses mots pour ne pas le faire fuir. Il n’empêche que le voir fumer la rendait presque triste. Il ne devrait pas se gâcher ainsi la santé. Mais qui était-elle pour le lui faire remarquer ?

Ils en vinrent à parler de sa présence sur ces marches, Beth sourit assez nerveuse et glissa une mèche derrière son oreille. Sa main tremblait imperceptiblement. Elle était en train d'imaginer qu'il réalisait que si elle s'installait sur les marches chaque matin, ce n'était que pour le voir. Au mieux, il pourrait être flatté mais même dans ce cas là il devrait la prendre pour une psychopathe, il est vrai que cela doit être stressant d'apprendre que quelqu'un vous espionne depuis des mois...En même temps, elle ne se cachait pas, si sa présence le gênait, il aurait très bien pu passer par une autre rue, non ? Bon, évidemment, elle se trouvait des excuses vu que c'était-elle la fautive dans l'histoire mais il n'y vit pas de raison qu'il apprenne ce qui la motivait à s’installer là alors pas besoin de tergiverser à ce sujet !

-Nohlann, je note ! Fit-elle en souriant et en serrant la main qu'il lui tendait. Elle feignait d'être apaisée mais elle était toujours bouleversée.  Elle avait fantasmé des mois sur un inconnu et à présent il était devant elle, elle connaissait son nom, elle avait serré sa main...Et, parallèlement à ce sentiment de contentement, elle se détestait d'être folle d'un inconnu. Elle avait certainement un problème, il n'y avait pas franchement d'autres solution ! On pouvait comprendre qu'elle soit fragile à cet instant, entre sa rencontre avec son fantasme et ses interrogations sur sa santé mentale, Beth n'était pas dans une situation très agréable. Pourtant, un regard vers Nohlann et là, elle était vraiment apaisée. Batterie et guitare, répondit-elle en riant, elle savait qu'on ne l'imaginait pas spécialement dans ce registre là mais qu'importe. Et vous, elle hésita, que faites-vous dans la vie?


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MessageSujet: Re: [TERMINE] I waited for you and now that you are there...► Nohlann & Beth   Lun 30 Sep - 12:46


"Faire le premier pas."




♦Je décide de ne pas rallumer une autre cigarette même si l’envie me crève l’estomac, tout d’abord parce que Beth m’a dit qu’elle essayait d’arrêter et cela ne serait pas très polie de lui faire ce coup. Et puis surtout parce que je suis censé de ne pas avoir de paquet dans la poche et dont pas de cigarette à fumer sauf si je lui en demande une autre. Cela ne ferait pas très malin si la comme par magie je sortais mon paquet de clopes de ma poche et je ne vais quand même pas lui en taxer une autre, elle penserait quoi de moi. Et plus je trouve que vraiment ça ne serait pas top, même si en général je me fou de ce que pense les gens, là j’avoue que ça me faire chier qu’elle pense un truc pas chouette sur moi. Alors je refoule cette envie comme parfois je refoule l’envie d’alcool ou de drogue, comme je refoule l’envie de vivre mais si elle elle revient au galop. Je refoule cette envie comme je refoule l’image de mon frère qui parfois m’emplit la tête surtout lorsque j’ai une glace en face de moi. De toute manière je peux faire l’effort de rester cinq minutes d’affilées sans fumer, quand je travaille je le fais bien, mais je suis occupé dans ce cas et là non. N’allait pas penser que je stresse d’être en face d’une fille, il m’en faut beaucoup plus pour me mettre mal à l’aise, c’est juste que la cigarette et devenu une échappatoire à tout. Du coup je l’observe du coin de l’œil cherchant peut un indice qui pourrait m’aiguiller sur sa présence ici, je remarque qu’elle est légèrement mal à l’aise, mais cela me parait logique vu qu’elle est face à un inconnu. Elle a du mal à soutenir mon regard même sa voix trahie sa crainte, je ne voulais vraiment pas la mettre dans cet état là. J’essaie d’établir un dialogue, j’essaie de capter ses yeux mais elle les détourne à chaque fois, cherchant à regarder ailleurs. Alors  je regarde le mouvement léger de ses cheveux qu’elle occasionne à chaque fois qu’elle bouge sa tête, en faisant attention que mon regard ne soit pas trop interrogatif afin de ne pas la gêner d’avantage.


Puis j’ai l’impression qu’elle change d’attitude, elle sourit même si son sourire est encore un peu crispé, elle passe une mèche de ses cheveux derrière son oreille, je trouve son geste délicieux plein de promesse sur je ne sais quoi, c’est un peu comme si je regardais une femme pour la première fois, ce que je veux dire c’est que je ne la regardais pas pour l’embrasser ou pour coucher avec, je la regardais juste parce qu’elle était jolie et qu’elle avait à force attiré mon regard. J’ai même eu l’impression de voir sa main tremblée mais ce fut si bref, alors je me présente à mon tour échange de politesse tout à fait banale et lui tend ma main histoire de faire un geste, ou alors d’avoir un contact physique avec elle. Elle prononce mon prénom et je trouve que dans sa bouche il résonne délicieusement, plus d’hésitation dans sa voix, plus de trouble ou alors elle arrive à mieux le cacher. Quand à sa main elle est d’une douceur, je la garde un peu plus que pour un serrement de main, puis je lui rends un peu confus pour cet emprisonnement qui n’a durée que quelques secondes. Pourquoi serais-je troublé par si peu ? J’ai du trop dormir, je n’ai pas assez bu, ni assez fumé je crois,  du coup j’ai perdu tous mes points de repère et je suis à côté de la plaque, trop réceptif à ce qui m’entoure moi qui souvent vit à côté de mes chaussures. Alors je glisse mes mains dans les poches de mon jean histoire de me donner une contenance j’ai l’impression de ne pas être grand-chose sans cigarette à la bouche. Et puis au moins elles resteront tranquilles enfermées dans mes poches. Et nos yeux se croisent encore, elle me semble si fragile à cet instant et cela la rend terriblement séduisante. Elle a un rire cristallin quand elle me parle de ce qu’elle enseigne ici, je suis même surpris. « Batterie c’est original pour une fille, et la guitare c’est un instrument que j’aime beaucoup. Moi je suis nul en musique je sais juste l’écouter. » Je lui souri, et répond à mon tour à sa question. « Vous allez vous moquer. Ne riez pas promis. » Je la regarde avec beaucoup de sérieux, en principe quand je parle de mon boulot et bien oui ça fait rire, pourtant je suis fier de ce que je fais, c’est sur que je ne ferais pas ça toute ma vie mais pour le moment c’est encore une échappatoire, un moyen d’être quelqu’un d’autre et d’oublier ma gueule. « Je suis la personne qui se trouve dans la mascotte du Knott’s Soak. Oui je sais ça fait pas très sérieux. » Je pourrais lui parler de ce que je fais d’autre, pas la vente de drogue non, je parlais de l’enseignement du langage des signes même si c’est en tant que bénévole pour le moment. Pourtant on m’a proposé de le faire en tant que professeur en étant payé mais je ne m’en sens pas le cœur peut être parce que cela me relit trop avec mon passé. Pourtant cela me plairait et puis c’est super intéressant, mais pour le moment je ne veux pas lui en parler, je n’ai pas envie qu’elle me demande pourquoi j’ai appris le langage des signes, je préfère qu’elle se moque de mon boulot de mascotte. « Vous voyez rien de très glorieux à côté de vous, mais ça paie le loyer et la bouffe. » Puis je sorts une de mes mains de ma poche et la passe mécaniquement dans mes cheveux, puis je porte mes doigts juste sous mon nez pour avoir l’odeur de la cigarette, bordel faut que je fume. « Je ne voudrais pas être indiscret mais vous reprenez les cours à quelle heure. » N’allez pas vous imaginez que j’ai une idée derrière la tête enfin si un peu, j’ai enfin de fumer, je n’ai pas déjeuné et je commence à sentir la faim, alors selon le temps de sa pause je pourrais l’invité, même si je trouve que c’est peut être précipité les choses et que je ne suis pas sur qu’elle accepte mon invitation. Sauf si elle doit reprendre les cours et dans ce cas je prendrais congés pourrais fumer et aller déjeuner, mais j’avoue et j’ignore pourquoi que j’aimerais passer plus de temps en sa compagnie. Peut être parce que pour la première fois je regarde une femme avec d’autre yeux que celui du désir ou de l’envie, je la regarde juste parce qu’elle est jolie, parce qu’elle me semble fragile et que je voudrais la connaitre un peu mieux. Mais elle a surement autre chose à faire et puis un mec comme moi ne doit vraiment pas intéresser une femme comme elle, elle a trop de classe et je suis trop nul.♦
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MessageSujet: Re: [TERMINE] I waited for you and now that you are there...► Nohlann & Beth   Mer 2 Oct - 14:25



I waited for you and now that you are there...


Mis à part Roméo & Juliette, Tristan & Iseult, ce genre de classiques qu'elle était fière de pouvoir classer parmi les œuvres qu'elle connaissait par cœur, Beth, du moins dans son enfance et son adolescence, n'avait jamais porté beaucoup d'attention à ce sentiment bien trop médiatisé qu'est l'amour. Elle était très bien seule avec son petite bouquin, l'admiration de ses professeurs, quelques amis et beaucoup de vagues connaissances sans intérêt. Ce n'était pas être narcissique que de l'avouer, simplement, elle ne ressentait pas le besoin de voir quelqu'un s'incruster dans sa vie. Quelqu'un qui serait censé accaparer ses pensées, quelqu'un à qui elle devrait abandonner de précieuses heures de sa journée sans qu'elle en ait toujours envie. Evidemment, aujourd'hui, tout avait bien changé et sa présence devant le conservatoire en était la preuve la plus évidente. Mais il lui avait fallu tellement de temps pour ouvrir son cœur...En même temps, elle n'avait pas choisit de le faire, alors peut-être qu'elle n'avait simplement jamais été en présence de quelqu'un de suffisamment attrayant à ses yeux. Peut-être qu'elle aurait souhaité abandonner plus tôt ses Victor Hugo & ses Goethe si un garçon l'avait attiré. Quoi qu'il en soit, cela avait toujours frustré sa mère et c'est bien la seule chose que Beth avait refusé de changer pour être admirée. Si elle avait toujours tout fait pour que sa mère la regarde avec satisfaction, elle n'aurait rien pu faire pour lui donner la possibilité de dire: "Ma fille sort avec le capitaine de l'équipe de hockey" ou ce genre de choses. Peut-être n'étais-ce que cela qui avait toujours monté des barrières entre mère et fille Bradshaw. Ou peut-être qu'il n'y avait rien à faire pour qu'elles s'entendent...

-Je préfère aussi en écouter pour tout vous dire! Je peux passer des heures installée dans ma chambre à rien faire, un bon rock faisant trembler les murs! fait-elle en riant avant de reprendre assez vite son sérieux. Elle essaye d'y aller en douceur, que son malaise soit imperceptible mais malgré tout, elle vient de se dévoiler, elle s'est emportée et cela lui fait tellement peur...

Original pour une fille, oui, et encore plus pour une fille comme Beth. Enfin non, peut-être que celle qu'elle était aujourd'hui correspondait assez bien à cet instrument mais jamais, au grand jamais, on ne l'aurait crue si elle avait affirmé en jouer il y a une dizaine d'années par exemple. D'ailleurs, cela n'avait jamais été le cas, elle s'était contentée du piano jusqu'à en faire une overdose, ce qui explique, entre autre, qu'elle ait refusé de l'enseigner. Il y avait aussi que cela lui rappelait trop celle qu'elle avait été. Il était assez surprenant de voir comme la jeune femme était dégoutée par certaines choses qu'elle avait faite avant et comme d'autre ne la gênait pas. A vrai dire, même si elle refusait de l'accepter, ce qui la rebutait le plus, ce qu'elle tenait à oublier avait inévitablement un lien avec ses parents. Mais, contrairement à son frère, elle refusait de les oublier totalement, de les classer dans la catégories "ennemis". Ils n'avaient pas été parfaits mais ils auraient pu être plus violents par exemple. Beth se perdait dans ses réflexions, se déconnectant pratiquement de la conversation lorsqu'une remarque de Nohlann l'a fait revenir sur terre. Se moquer? de quoi? Et puis elle se souvint lui avoir demandé ce qu'il faisait comme job...Attention, il va se révéler stripteaseur? Franchement, c'est le premier job qui lui vient à l'esprit parce que...Pour deux raisons dont elle n'est pas très fière à vrai dire. Tout d’abord parce que son frère ne lui a jamais caché qu'il en faisait et que cela l'avait imperceptiblement éloignée de lui. Jamais elle n'avait osé lui faire remarquer que cela ne lui plaisait pas, après tout, c'était sa vie. et deuxièmement parce que même si elle n'avait aucune importance à ses yeux, même s'ils n'avaient aucun contact, cela la gênerait d'imaginer qu'il se dénudait pour n'importe qui...Alors quand il lui annonce qu'il est l'inconnu dans la mascotte du parc d'attraction le plus populaire de la région, Beth se met à rire plus par soulagement que par véritable amusement. Et puis elle croise son regard et lis cet air sérieux sur son visage. Il lui avait demandé de ne pas rire. Elle voudrait tellement lui dire qu'elle trouve son métier merveilleux mais qu'elle avait simplement peur qu'il fasse un job moins recommandable. Pas que cela lui importe mais si en fait parce que, comment dire? Tu me plait beaucoup, beaucoup, beaucoup et donc si tu étais genre stripteaseur j'aurais été déçue, voilà! Mais qui ayant une santé mentale plus ou moins saine sortirait ça? Alors elle braque son regard sur le sol, serre les dents et se maudit encore et encore. Et il dit exactement les mots qu'elle s'attendait à entendre. Qu'elle redoutait. Enfin, à vrai dire, il s'exprime avec plus de tact que ce à quoi elle s'attendait ce qui a pour effet de la faire fondre un peu plus encore...En résumé, il doit partir. Ou plutôt il veut partir. Elle est ennuyeuse. Elle est méchante. En tous ça sil doit la voir de la sorte et avoir envie de fuir au plus vite. Logiquement, elle parle si peu et parvient à rire de lui alors qu'il lui avait demandé de ne pas le faire!

-Dans une heure mais allez-y, ce n'est rien, vous ne devez pas vous sentir obligé de me tenir compagnie, après tout, je suis là, seule, tous les matins...

Elle a répondu plutôt sèchement et le regrette de suite mais sa seule et unique chance s’effondre sous ses yeux et par sa faute en prime. Mais elle tient malgré tout à clore leur rencontre plus positivement et redresse donc, au prix de gros efforts, son visage vers lui et, avec un fin sourire ajoute:

-Merci d'être venu & bonne journée...Nohlann.


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MessageSujet: Re: [TERMINE] I waited for you and now that you are there...► Nohlann & Beth   Mer 2 Oct - 17:14


"Faire le premier pas."




♦Je trouve la demoiselle, enfin Beth vu qu’elle m’a donné son prénom, très surprenante, pas seulement parce qu’elle enseigne la batterie mais par sa façon d’être. Elle me parait mystérieuse, j’ai l’impression que parfois elle regrette que j’aie osé traverser la rue. Je la sens avec moi et puis la minute d’après elle est partie, c’est perturbant mais c’est surement ce qui fait son charme. Et c’est surement à cause de ça que je suis encore là cherchant le moyen de prolonger l’instant, sachant très bien qu’à un moment elle va retourner à sa vie. J’ai du mal à la cerner, elle est parfois tout sourire et très attendrissante, parfois elle se referme fuyant même mon regard ce qui me laisse perplexe. Peut être est-elle un peu fleur bleu et se faire aborder par un homme comme je l’ai fais la choque un peu. Peut être aurait-elle voulu que je passe mon chemin comme tous les matins et que je ne pose pas les yeux sur elle comme je le fais à cet instant. Pourtant elle est fort séduisante et les hommes ne doivent pas lui manquer de lui faire remarquer, elle est même surement très courtisée. Je pourrais moi-même la draguer même si je n’ai pas traversé pour cette raison, pourquoi ai-je alors traversé la rue si ce n’est pas pour la draguer ne serait-ce qu’un cours instant. Je regarde alors ses mains pour trouver une bague de fiançailles ou une alliance mais je ne vois rien, cela ne veut pas dire qu’elle est libre de nos jours pas besoin de bague pour avoir quelqu’un dans sa vie. J’essaie de capter tous ses mouvements pour en savoir un peu plus sur elle s’en spécialement poser des questions. Je m’attarde sur les traits de son visage quand ses yeux se perdent ailleurs, je ne pensais pas que je joue le voyeur mais quand on a en face de soi un joli visage pourquoi ne pas en profiter et le détailler. Finalement quand je fais le bilan je me dis qu’elle me plait, que je pourrais la revoir, que je pourrais l’inviter enfin je me dis que j’aimerais la revoir et pas que le temps de mon passage le matin. Il est vrai que je ne suis pas homme à me fixer avec une femme pour le moment, je ne crois pas spécialement aux sentiments mais je ne sais pas pourquoi j’ai l’impression qu’elle a quelque chose de différent. Bon sang Nolhann arrête de jouer au psychologue  et arrête de te décarcasser la tête tant bien elle va partir dans cinq minutes. De toute manière je ne suis surement pas son style, et puis vu comment je passe mes soirées vaut mieux éviter elle a l’air bien trop fragile pour accepter ce genre de chose. Mais je peux peut être devenir son ami, c’est rapide comme décision, qu’est-ce qu’elle a de plus que les autres qui fait que je suis fasciné par elle. Merde elle me fait perdre la tête ou c’est le manque de nicotine qui ne rend comme ça.

Elle me dit qu’elle passe des heures à écouter de la musique dans sa chambre surtout du rock, bizarre quand même qu’elle préfère écouter qu’enseigner, mais ce ne doit pas être évident je le vois bien moi quand j’enseigne le langage des signes il y a des jours ou je pète un câble avec certains étudiants. « Le rock, je pensais que vous écoutiez de la musique plus calme. Moi je suis très branché musique de film, et musique des années quatre vingt. » Son rire est charmant même si elle l’arrête et redevient sérieuse, dommage j’aime beaucoup quand son rire résonne dans sa gorge. Je lui parle ensuite de mon boulot et sa réaction ne se fait pas attendre, mais j’ai du mal à savoir si elle est volontaire ou pas. C’est comme si elle n’arrivait pas à se contrôler à cet instant. Je suis sur qu’elle m’imagine dans mon costume, elle est même surement venu au parc et a du me croiser et du coup elle met un visage sur celui qui se trouve dans le costume. Mais je ne lui en veux pas même si mon visage a pris un air sérieux comme pour la taquiner, je ne sais d’ailleurs pas trop si elle a compris ou si elle croit que je lui en veux pour son rire. Elle est vraiment déroutante, mais c’est délicieux car ça à l’air tellement naturel, elle me parait encore plus fragile, moi qui suit plutôt attiré par les femmes plus forte, je parle mentalement bien sur je ne parle pas de poids. C’est vraiment la première fois que je me laisse je pourrais dire séduire par une femme enfant oui ce terme lui convient bien, mais une superbe femme enfant. Lorsqu’elle me répond qu’elle ne reprend pas ses cours avant une heure j’en suis heureux mais le ton avec lequel elle me répond me surprend un peu comme si elle était vexée par ma question. Je crois qu’elle n’a pas compris le sens de ma question, ou alors elle veut se débarrasser de moi, je ne comprends pas trop. Une heure je pourrais l’invité, mais avant que je ne lui demande elle me salut et me souhaite une bonne journée. « Beth, je crois que tu … que vous n’avez pas compris ma question. Je voulais juste savoir si vous aviez le temps pour vous inviter à prendre un café, je dois aller déjeuner et … enfin vous voulez boire un café en ma compagnie. » Je me sens comme un idiot, ce n’est pas la première fois que j’invite et une fille, même une femme et là j’ai l’impression d’être un adolescent devant son premier rendez-vous c’est con. Mais je ne sais pas pourquoi c’est extrêmement plaisant, peut être parce que je me sens bien et cela ne m’arrive pas souvent depuis la mort de mon frangin, c’est comme si elle avait mis un peu de soleil dans mon ciel gris au fond de mon cœur. Tu es idiot Nolhann me dit une voix dans ma tête, tu es en manques hier soir tu n’as pas eu ta dose ni d’alcool, ni de drogue alors ne te fais pas du cinéma. Je souris malgré moi à cet idée, mais je pense que la voix à tord et que j’ai vraiment envie de la connaitre et pas pour les raisons habituelles. Je pense que je vais me prendre un râteau vu comme elle a réagit tout à l’heure, c’est sur qu’elle doit me trouver lourd et s’en intérêt de toute façon qui pourrait lui en vouloir pas moi. Pourtant à cette seconde mes yeux se posent avec beaucoup de douceur dans les siens, et j’ai presque envie de lui dire *dis oui Beth, dis oui.* Mais je reste muet espérant que sa réponse sera positive.♦
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MessageSujet: Re: [TERMINE] I waited for you and now that you are there...► Nohlann & Beth   Mer 2 Oct - 18:26

Spoiler:
 




••• Nohlann & Beth •••




Cette douleur qui fait du bien lorsqu'elle le voyait chaque matin, torturée par l'envie de l'approcher et enveloppée dans un nuage de coton du à la joie qu'elle ressentait de l’apercevoir. Cette douleur qui fait du bien lorsqu'elle croise son regard et voudrait mourir parce qu'elle devra à jamais ce contenter de ce genre de «contacts» mais aussi mourir de bonheur. Mais cette douleur qui fait mal, ni plus, ni moins parce qu'il va partir. Qu'il va l'abandonner. Que plus jamais ils ne se parleront. Parce qu'elle est nulle et qu'elle pourra changer autant qu'elle veut, cela ne portera jamais ses fruits. Pas comme elle le souhaiterait du moins. Elle évolue sans cesse, elle fait en sorte d'être normale mais ce n'est jamais suffisant. Peut-être parce que c'est faux . Peut-être qu'elle veut se persuader de choses qui n'ont pas lieux. Peut-être est-elle toujours cette Beth qu'elle a finit par haïr. C'est ce qui l'envahit. Une douleur indescriptible et qui parait pourtant anodine. Elle se glisse lentement en elle, comme un poison et c'est comme si elle paralysait lentement chacun de ses membres, comme si elle  faisait de son sang un feu incandescent et de ses pensées un brouhaha de tous les dieux. Et tout cela,  ne serait du qu'à l'idée que Nohlann, ce parfait inconnu s'apprêtait à partir ? Et soudain, Beth n'est plus prêt à l'accepter. Elle veut du rationnel, une explication logique, quelque chose de palpable, quelque chose à quoi se raccrocher parce que sérieux, malgré tous les efforts du monde, jamais elle ne supportera de ce souvenir de ce moment comme celui où on lui a brisé le cœur. Autant parce que c'était pitoyable comme expression, que parce que son cœur n'avait pas besoin de lui ! Il était qui ? C'est juste un putin de fantasme sans intérêt. Ce n'est rien de plus parce qu'elle ne le connaît pas. Et surtout parce que si elle accepte que c'est plus que cela, elle va s’effondrer. Elle n'aurait jamais cru penser cela d'elle. Et pourtant, depuis qu'elle s'installe sur la huitième marche du conservatoire, elle a eu le temps d'y penser. Depuis qu'elle l'a vu, elle a décidé que si les choses tournaient mal, elle se construirait des barrières. Une plan de secours. Dans une histoire d'amour. Cette fille n'était pas normale. Cette fille se détestait lorsqu'elle perdait ses moyens pour un rien, lorsqu'elle gâchait jusqu'aux meilleurs moments par sa...faiblesse ?!

«Vous voulez boire un café en ma compagnie ?»
Ces mots qui résonnent dans sa tête comme le plus doux des antipoisons. Ils se rependent en elle pareils à la douleur mais la soulagent. Ils font bien plus que cela, ils lui donnent tellement d'espoir, ils la changent. Elle change à nouveau, effectivement mais cela lui semble plus sincère. Elle ne se force pas, elle ne joue pas, elle est simplement heureuse. Tellement heureuse à cause de ces quelques mots qui doivent avoir si peu de valeur pour lui mais qui illuminent la journée de Beth. Et bien plus d'ailleurs. Au fond, elle est prête à accepter qu'elle est folle de cet inconnu...Et en se l'avouant, elle se dit qu'il est temps. Qu'elle n'a plus le droit de se mentir, à ce sujet ni sur d'autres d'ailleurs. Elle réalise qu'elle n'a fait que cela ces quatre dernières années. Sans le voir. Parce qu'elle faisait mine d'avoir changé, à tel point qu'elle le croyait elle même. Mais c'était faux. Elle n'est véritablement quelqu'un d'autre que depuis cet instant. Même si elle sera encore apeurée, même si certaines situations lui feront perdre ses moyens, même si elle sera plus sensible que la moyenne sur certains sujets. Ce n'est pas l'ancienne Beth tout ça, c'est elle et elle ne le voyait pas.

-Je...merde
, grogne-t-elle entre ses dents. Elle se redresse histoire de se donner une contenance mais Nohlann est plus grand qu'elle ce qui parait logique, à quoi s'attendait-elle ? Heureusement d'ailleurs...Mais quoi qu'il en soit elle trouve le courage de soutenir son regard et de répondre. La voix presque vibrante parce qu'elle se sent terriblement bête d'avoir mal interprété sa question.  Je suis désolée, ce serait vraiment génial ! Je...Vous...Inspire! Expire !Manque de nicotine ! Glisse-t-elle rapidement, spontanément, sans y avoir réfléchit juste avant de se maudire à nouveau. Je m'embrouille un peu, j'ai besoin de fumer mais bon, je vais tenir ma résolution ! Dit-elle en souriant vaguement  ayant retrouvé un peu d'aplomb. Ce n'est pas du à un effort surhumain. Juste qu'elle est plus proche de lui et que cela la rassure, contrairement à ce à quoi elle se serait attendue. Pas proche physiquement mais ils se regardent avec plus d'aisance, en tous cas du point de vue de Beth qui préférait un regard fuyant quelques minutes plus tôt encore.

©️ POLLO
 
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MessageSujet: Re: [TERMINE] I waited for you and now that you are there...► Nohlann & Beth   Mer 2 Oct - 22:11


"Faire le premier pas."




♦️ Il y a quelques minutes encore elle n’était que le jeune femme assise sur la huitième marche de l’escalier du conservatoire, jeune femme que j’avais repérée en allant prendre mon petit déjeuner avant d’aller bosser depuis plusieurs mois déjà. Tous les matins à la même heure comme si quelque chose faisait qu’il fallait que je passe au moment ou elle était là, comme si elle m’attendait enfin c’est un peu ce que je pensais à force de la voir toujours assise là. Moi qui ne m’attache à personne par peur de souffrir, j’avais envie qu’elle soit là rien que pour moi, pur égoïsme penserez vous, non c’était juste une envie et puis de penser cela ne faisait de mal à personne. C’était juste un truc dans ma tête qui ne mener pas à grand-chose qui me faisait croire que quelqu’un pouvait tenir à moi, ou alors s’inquiéter pour moi. Depuis la mort de mon frère je n’avais plus éprouvé ce sentiment par rapport au fait qu’une personne pourrait se faire du souci pour moi. Et quand au sentiment de tenir à moi j’ai toujours évité que cela arrive, à vrai dire je n’ai jamais trouvé la bonne personne, je ne l’ai jamais vraiment cherché. Je savais très bien que je me tournais mon propre film, avec en actrice principale la belle brune de l’escalier et moi en second rôle. Depuis des mois je l’avais remarqué, depuis des mois j’aurais pu l’aborder, mais j’étais toujours passé s’en m’arrêter, je ne voulais pas l’importuner, ni la déranger, je ne voulais pas la faire fuir. Et puis je me sens tellement minable parfois entre l’alcool et la drogue que j’évite d’aller au devant des personnes que je ne connais pas ou qui ne me semble pas prête à accepter ce que je suis. Mais là j’avais franchi une barrière du mur que j’avais dressé depuis la mort de Wyatt, j’avais traversé la route, je lui avais parlé, mes yeux avaient croisé les siens. Et j’étais comme soulagé d’un poids qui pesait sur mon cœur depuis des années, peut être parce que je l’avais trouvé fragile, peut être parce qu’elle ne m’avait pas rejeté comme je l’avais imaginé. Aujourd’hui j’ai eu besoin d’être différent, d’être l’être que j’étais avant le drame quelqu’un de sensible, quelqu’un qui pourrait faire confiance, quelqu’un de normal. Il est vrai que depuis la mort de mon frère, j’ai parfois du mal avec la réalité et j’ai appris à la contourner en usant et abusant de produit qui me font oublier certaines choses de mon passé. Mais cela ne me soulage que quelques heures et il faut toujours que j’augmente les doses pour pouvoir oublier plus longtemps. Je ne dis pas que le fait d’avoir traversé la rue va changer ma vie, mais si je n’avais pas essayé elle n’aurait jamais changé ça j’en suis sur.


Alors lorsqu’elle me dit qu’elle a une heure, je décide de l’invité à boire un café même si au départ elle croit que c’est pour prendre congés de sa compagnie. Non je ne veux pas partir, je veux juste passer plus de temps avec toi belle Beth. Puis elle se ravise lorsque je lui explique, au départ elle marmonne entre ses dents comme si vraiment elle ne s’attendait pas à cela. Ensuite elle me fait face et soutient enfin mon regard comme elle ne l’avait pas encore fait. Sa voix est délicieuse lorsqu’elle me dit avec enthousiasme que c’est une idée géniale, puis elle se perd un peu et fait passer cela sur le compte du manque de nicotine. Je sais que le manque peut faire complètement perdre ses moyens et c’est évident que si elle essaie de s’arrêter de fumer c’est le genre de situation qu’elle va devoir affronter souvent. Mais elle ne doit pas être une grosse fumeuse car tout à l’heure quand j’ai regardé ses mains pour voir si une bague quelconque si trouvait je n’ai pas vu de trace jaune sur ses doigts. Mais on peut se penser accro en fumant peu, c’est certainement son cas  contrairement à moi qui est une belle marque entre les doigts de ma main droite. « Je sais ce que c’est j’avoue que moi aussi j’ai envie de fumer, mais je me priverais pour ne pas vous tenter le temps du café. Alors on y va il y a juste à traverser la route et le bar est à deux pas. » Son regard est de plus à plus à l’aise et moi je le trouve de plus en plus fascinant, même si j’aimais beaucoup le regard qu’elle avait au début un regard fragile et séduisant. Nous marchons côte à côte, j’ai mis mes mains à nouveau dans mes poches de mon jean, je n’ose pas tourner mon visage vers elle je ne voudrais pas qu’elle croit que je l’observe. Nous traversons la rue et nous nous dirigeons vers le bar, je pousse la porte et m’écarte légèrement pour la laisser entrer. « Je vous en prie Beth. » Son corps me frôle lorsqu’elle passe la porte, j’ai presque l’impression de sentir l’odeur de ses cheveux, c’est idiot comme on peut parfois remarquer certaines choses qui a d’autre moment vous paraissent insignifiantes. Puis je referme la porte et nous installons à une table à côté de la baie vitrée. Le serveur me salue, il faut dire que j’ai mes habitudes alors on commence à me connaitre ici. « Salut Nolhann j’ai cru que tu n’allais pas passer ce matin, un petit déjeuner comme d’habitude et pour la charmante demoiselle ce sera quoi ? » Je regarde Beth qui est assise juste en face de moi. « Vous voulez quoi, un café ou autre chose Beth.» Elle passe sa commande et nous attendons que le serveur nous apporte tout ça, puis je tourne mon visage pour regarder la vue que l’on a, même si je la connais par cœur. Je me racle la gorge avant d’avouer que je n’ai pas traversé pour une clope. « Beth, vous allez surement me trouver idiot, mais tout à l’heure quand je vous ai demandé une cigarette, c’était … » Je marque un temps de pose. « C’était une excuse pour vous venir vous parler, j’avais un paquet dans ma poche. Mais j’ai rien trouvé de mieux, désolé. » Je retourne alors mon visage vers Beth pourvu qu’elle ne s’enfuit pas à cet aveux mais j’ai envie de partir sur de bonne base et pas sur un mensonge si petit qu’il soit.♦️



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MessageSujet: Re: [TERMINE] I waited for you and now that you are there...► Nohlann & Beth   Jeu 3 Oct - 16:59

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••• Nohlann & Beth •••




Beth avait toujours été terriblement maladroite. Elle se devait de briser au moins un verre par semaine & était incapable d'allumer une bougie sans mettre le feu à la nappe. Elle se prenait toujours un pied dans un meuble lorsqu'elle traversait sa maison sans chaussures et glissait sur la moindre plaque de verglas en hiver. Sa voiture n'était qu’égratignure et renfoncement à cause de ses nombreux accidents bénins, heureusement, et des taches trônaient sur tous les livres qu'elle avait par mégarde oubliés sur le plan de travail ou sur la table de la salle à manger. Mais il n'y avait pas que cela, il y avait aussi ces phrases qu'elle exprimait trop vite puis regrettait. C'est ce qui venait de se passer à l'instant et même si elle ne le montrait pas - elle était trop occupée à profiter de l'invitation de Nohlann - , elle avait envie de s'enterrer et de ne jamais ressortir de terre! Ce n'était pas de la mauvaise volonté, juste une spontanéité parfaitement incontrôlable. Certains trouvaient peut-être cela positif en considérant que l'hypocrisie lui était inconnue mais d'un autre coté, la jeune femme qui le vivait tous les jours se demandait parfois s'il n'était pas mieux d'être la plus grande des hypocrites plutôt que de vexer quiconque ne la connaissait pas suffisamment pour savoir qu'elle regrettait sincèrement ce qu'elle exprimait trop violemment. Mais puisque Nohlann ne semblait pas blessé par le rire puis la remarque sèche de Beth, cette dernière en profita pour s'abandonner à ne pas top réfléchir. Depuis qu'il avait traversé la route pour l'aborder, jamais encore elle n'avait osé parler sans méditer ses paroles (sauf l y a quelques instants, évidemment). Elle avait pesé chaque mot pour ne pas faire fuir celui qu'elle attendait depuis si longtemps mais d'un autre coté, elle préférait l'idée de rester naturelle. Après tout, s'il l’invitait, elle ne devait pas être trop insu portable alors autant vraiment se dévoiler.

Lorsqu'il lui confia avoir envie de fumer, la demoiselle fit mine de compatir, de comprendre et pourtant, elle avait envie de le gifler jusqu'à ce qu'il lui jure de ne plus se gâcher la santé. Un peu violent, certes mais il était tellement égoïste et il ne s’en rendait même pas compte! Elle tenait à lui mais il ne se gênait pas pour se faire du mal. Ce n'était pas non plus très sincère contrairement à ce qu'elle souhaitait afficher comme image d'elle même mais d'un autre coté, dévoiler son horreur pour la cigarette mettait en péril sa "couverture"! Ils se connaissaient depuis si peu de temps qu'elle était incapable de prévoir le genre de réaction qu'il aurait si elle lui avouait la vérité alors...

C'est cool de vous retenir...
le remercie-t-elle en souriant avant de lui embouatter le pas. Ils marchent cote à cote vers un café que Beth ne connait que de vue. La façade est très simple ce qui est loin de déranger la jeune femme. Lorsqu'il lui tient la porte, elle ne peut s'empêcher d'esquisser une révérence avec un léger rire avant de le frôler par mégarde lorsqu’elle passe le seuil. Elle est incapable de retenir un large sourire suite à ce contact mais s'empresse de pincer les lèvres histoire de rester discrète. Ils s'installent à coté de la baie vitrée ce qui la satisfait totalement. Ce n'est pas vraiment que la vue soit imprenable mais perdre son regard sur une façade, un passant ou une voiture est un très bon échappatoire!

Un chocolat chaud, ce serait possible? demande-t-elle hésitante. Cela ne fait pas très mature mais vu qu'elle a horreur du café...Le serveur acquiesce en souriant avant de tourner les talons. Il connait bien Nohlann vu qu'il l'a interpellé par son prénom mais, en même temps, ce n'est pas bien surprenant si ce dernier vient chaque matin boire un café. Beth ne trouve rien de mieux que de fixer le serveur tandis qu'il retourne vers le comptoir. Ce n'est pas vraiment qu'elle soit mal à l'ais,e plutôt que son cerveau est en quête désespérée d'un sujet de conversation quand, miracle Nohlann prend la parole avec un ton étrangement sérieux. Lorsqu'il termine sa première phrase, Beth prie pour qu'il poursuive avec quelque chose du genre: "Ce n'était que pour vous aborder" et c'est ce qu'il dit. Enfin presque. Et a nouveau, ce sont des mots magiques qui sonnent merveilleusement bien à l'oreille de la jeune femme. Elle retient un sourire joyeux mais il est évident qu'elle nage dans le bonheur. Malgré tout, revient un geste nerveux et elle passe une mèche derrière son oreille avant de baisser les yeux. Ce n'est qu'un instant mais c'est suffisant pour la ramener à la réalité: elle aussi à un mensonge à avouer. Sauf que traverser la rue pour discuter avec une inconnue qui semble vous espionner depuis des mois, ce n'est pas bien étrange. S'installer tous les jours sur un escalier pour apercevoir un inconnu, ça c'est bizarre. Inavouable aux yeux de Beth qui regrette de devoir continuer à mentir.

-Je suis ravie que vous l'ayez fait! fait-elle en relevant les yeux, tout sourire. Vous m'intriguiez à passer tous les matins sur le trottoir d'en face...

Le serveur arrive à cet instant et dépose les deux commandes sur la table.

-Au fait, je suis vraiment, vraiment désolée d'avoir rit tout à l'heure lorsque vous m'avez dévoilé votre job. Ce n'était pas méchant, juste que...j'ai toujours été intriguée par les inconnus cachés sous leur déguisement et voilà que j'en rencontre un! Vous êtes un mythe pour moi!
affirme-t-elle, riant toujours avant d'entamer sa boisson.

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MessageSujet: Re: [TERMINE] I waited for you and now that you are there...► Nohlann & Beth   Ven 4 Oct - 15:39


"Faire le premier pas."




♦Il y a bien longtemps que je n’ai pas fais ce que je viens de faire, invité quelqu’un comme ça juste pour passer un peu de temps avec une jolie inconnue, j’ai arrêté de m’intéresser aux inconnues. Pour moi les femmes ces derniers temps c’était juste comme ça, des rencontres brèves et s’en suite sauf dans mon lit, je ne sais pas pourquoi Beth me donne envie d’être différent ou plutôt d’être plus humain. Elle me donne envie de baisser les barrières que je me suis appliqué à mettre en place depuis toutes ces années. Comme par exemple de ne pas fumer alors que l’envie me tiraille les entrailles parce qu’elle essaie elle de s’arrêter, pour une autre personne j’aurais allumé une clope me moquant carrément que cela pourrait la perturber. Puis il y a sa façon de parler, sa façon de rire, ses regards détournés, tout en elle me donne envie de la connaitre d’avantage. J’ai parfois l’impression qu’elle me cache un secret, j’ai parfois la sensation qu’elle a peur, c’est comme si elle était entourée de mystères ça peut vous paraitre idiot mais elle me fascine et me perturbe. Pourtant dans ma vie j’en ai croisé des gens et de toutes sortes mais Beth a ce je ne sais quoi dans son regard, dans sa voix qui me renforce dans le désir de la découvrir. Bien entendu il faut que pour cela je trouve le moyen de l’intéresser et vu mon métier, vu mes dépendances cela risque d’être très difficile, elle si différente, pas inaccessible, mais différente. Elle me trouve cool de me retenir de fumer devant elle, oui et je vous jure que cela va être dur, mais si je fume elle risque de partir et je n’en ai pas envie pour le moment. Je crois que tout à l’heure quand on va se séparer, je vais en fumer au moins dix pour rattraper le manque de nicotine de la matinée. Mais là être avec elle me parait bien plus important que tout le reste et c’est peut être la première fois qu’un truc comme ça m’arrive, je la connais à peine et je ne me reconnais plus. Et lorsqu’elle passe la porte faisant en souriant une jolie révérence, qu’elle me frôle en laissant encore une fois éclater son rire cristallin je suis pris d’un léger frisson qui me traverse de part en part. Pourquoi me perturbe telle autant ? Arrête Nolhann, c’est juste des idées que je me fais, je suis tellement mal ces derniers temps que je confonds rêve et réalité, faut que je redescende sur terre et que j’arrête de planer, car je risque de prendre une gifle à mon réveil et je vais encore souffrir et repartir dans une descente au enfer alors que je viens à peine d’en sortir. Il faut que je me dise que c’est juste une fille avec qui je partage un café et c’est tout, pas d’implication, pas de sentiments.


Une fois installé nous passons notre commande, moi un café et Beth un chocolat chaud, je décide de reprendre la conversation histoire de profiter au maximum de temps qui me reste. Je lui avoue pourquoi j’ai traversé la route, de toute manière je risque quoi qu’elle prenne ses jambes à son cou et qu’elle fuit. Qu’elle me dise que je ne suis qu’un idiot, et que j’aurais pu trouver autre chose. Non je ne pense pas, et puis si elle prend mal la chose chacun reprendra son chemin et je me dirais qu’une fois de plus la vie ne me fait pas de cadeaux et que j’ai bien raison de ne m’attacher à personne. Mais finalement sa réponse me ravie, elle est contente que j’ai traversé la route et elle ajoute même qu’elle trouve ça intrigant que je passe là tous les matins. « Il se trouve Beth que c’est la route que je prends pour aller au boulot. Je m’en ai jamais pris d’autre et puis c’est ici que je prends mon petit déjeuner tous les matins alors je n’ai pas le choix.» Si j’avais emprunté un autre chemin je n’aurais pas croisé le tien mais ça je le garde pour moi c’est juste dans mon esprit que cette phrase germe. Puis le serveur nous apporte enfin notre commande, boire du café compensera un peu le manque et pour augmenter l’apport de caféine je ne rajoute pas le sucre, même si je ne suis pas fan du café non sucré. Puis Beth s’excuse d’avoir rigolé quand je lui ai parlé de mon emploi, j’avoue que je n’ai pas pris cela très mal même si mon regard à cet instant à du changer. Puis elle ajoute qu’elle a toujours été fascinée par les inconnus qui se trouvaient dans des déguisements et que du coup je devenais un mythe pour elle. Elle commence à boire son chocolat, je la regarde et lui souris un peu surpris d’être un mythe à ses yeux. « Non pas de soucis, ça fait toujours cet effet vous n’êtes pas la première. » Puis j’avance un peu mon visage vers le sien comme si quelqu’un risquait d’entendre ce que j’allais lui dire. « Un mythe, wahou ça alors. Pour moi un mythe c’est James Dean, Marylin Monroe, Elvis Presley ou Grace Kelly eux ce sont des mythes. Mais moi, j’espère que tu n’es pas trop déçu par le mythe, je n’ai pas cassé tes rêves. » S’en y faire attention je lui ai dis tu, c’est venu naturellement et j’espère que cela ne va pas l’ennuyer. « Excuses moi pour le tu, enfin excusez moi Beth …  je crois que c’est le manque de nicotine, tu comprends. » Je me mets à rire elle va me faire perdre la tête il y a à peine une heure que je la connais ou du moins que je lui parle et déjà j’en perds mes moyens, ça veut dire quoi. Le serveur a du drogué mon café ou alors j’ai un gros problème là et je ne vois pas quoi. La dernière fois que j’ai perdu pied avec une fille je devais avoir quinze ans, je suis toujours très à l’aise avec la gente féminine alors pourquoi là j’ai l’impression d’être gauche et stupide. Et n’allez pas me parler de sentiment, okay. « Je suis désolé Beth, j’ai du prendre un coup sur la tête sans m’en rendre compte ce matin. » Et je fini mon café avant d’en recommander un autre, je devrais y rajouter un whisky en plus pour reprendre le contrôle, ou alors avec l’alcool se serait pire alors le café suffira. Dans ma tête une voix me dit *Nolhann tu es perdu* mais je ne comprends pas le sens de cette phrase perdu moi non jamais pas en face d’une femme aussi jolie, sexy, attirante soit-elle. Et oui c’est vrai qu’elle est vraiment tout ça la demoiselle et même bien plus encore.♦
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MessageSujet: Re: [TERMINE] I waited for you and now that you are there...► Nohlann & Beth   Ven 4 Oct - 17:17




••• Nohlann & Beth •••




Sa rencontre avec Nohlann, leurs premiers mots, ce café, tout lui rappelait les premières connaissances qu'elle s'était faite à Palm Spring. Différence conséquente, Beth n'était pas folle amoureuse de ces personnes mais pour le reste...Elle se souvenait parfaitement son arrivée ici. Le vieux rock qui les avait accompagné son frère et elle tout au long de la route, leurs bribes de conversations à propos de leur nouvelle vie, la première vue qu'elle avait eu de la villa où ils vivaient toujours actuellement. Le lendemain, Fox l'avait réveillée à sept heure et il avait été jusqu'à préparer ses vêtements et lui avait conseillé de s'habiller en vitesse si elle ne voulait pas qu'il le fasse lui même. Elle n'avait d'abord pas compris ce qui lui prenait et puis il l'avait menée jusqu'à la cuisine où il lui avait demandé de faire quelques fournées de biscuits et puis ils iraient rendre visite aux voisins. Stratégie qui avait porté ses fruits car jamais elle n'aurait prit la peine de se lever s'il lui avait avoué dès le début ses projets. Elle n'avait protesté qu'un court instant sachant pertinemment que l'idée de son frère était excellente, seulement, elle ce n'était pas son genre. Elle avait horreur de ce genre de civilités très souvent hypocrites. Mais s'ils voulaient être heureux ici et pouvoir passer l'éponge sur leur ancienne existence, ils se devaient de faire ce genre d'efforts. Au final, même si ce n'était pas le grand amour avec les habitants des maisons environnantes, ce n'était pas non plus la guerre et ils entretenaient des relations satisfaisantes. Fox était persuadé que c'était grâce à lui. Beth le laissait dire.

Même si elle craignait d'être aveuglée par ce qu'elle ressentait ainsi que par ce qu'elle imaginait depuis des mois, la demoiselle trouvait Nohlann formidable. Elle ne doutait pas qu'il devait être bourré de défauts, d'ailleurs, l'idée qu'il soit un fumeur de compétition l'attristait mais il avait ce regard si doux. D'ailleurs, même ses traits l'exprimaient en permanence, un mélange de douleur et de bienveillance. Et puis ce qu'il pouvait la faire rire, même si elle se retenait pour ne pas paraitre...Elle ne savait pas bien ce qu'il penserait d'elle si elle se laissait aller à rire dès qu'elle en avait envie. A vrai dire, quoi qu'elle fasse Beth appréhendait ce qu'il pensait. Elle était totalement incapable de se faire une idée de l'opinion qu'il avait d'elle. Elle n'osait même pas se dire qu'ils s'entendaient bien, même si c'était l'impression qu'elle avait, de peur de tomber de haut en réalisant qu'il était juste poli avec elle. Parce que même si elle était prête à se monter la tête pour le moindre détail, ne serais-ce qu'un sourire ou un regard, elle savait avoir perdu toute objectivité en s'avouant avoir plus qu'une banale attirance pour l'inconnu du trottoir d'en face. Si elle ne comprenait toujours pas d'où lui venaient ses sentiments pour lui, elle prenait conscience un peu plus chaque seconde à quel point ils étaient sincères. Parce qu'elle avait envie, toujours un peu plus, de le connaitre sur le bout des doigts, de l'entendre parler et sourire, qu'il n'y ait plus que lui dans sa vie et que le reste n'importe plus. Lorsqu'il lui répéta qu'il prenait son déjeuné chaque matin dans ce café, une réponse à une question qu'elle ne s'était même pas encore posée naquit dans son esprit. S'il ne prenait pas la peine de rester chez lui le matin, ne serais-ce que pour manger, c'est que certainement, il vivait seul! Qui dit seul, dit très souvent célibataire. Ou peut-être pas. Mais cela laisse place à l'espoir. Enfin, quel espoir? Espérait-elle qu'ils finissent en couple? Quel chance y avait-il pour que cela arrive? Déjà, ils ne se reverraient peut-être plus jamais après ce déjeuné, peut-être reviendraient-ils vite au stade du chacun son trottoir! D'ailleurs, ce serait très certainement le cas. Il n'aurait pas toujours le temps de traverser, même si l'envie lui prenait alors même s'ils se quittaient en suffisamment bons termes que pour se faire un signe de la main par dessus les voitures les séparant, ils finiraient par ne plus prendre la peine de le faire et ils s'oublieraient. Enfin, il l'oublierait elle. L'inverse avait bien peu de chances de se produire! Et, deuxièmement, qui était-elle pour ne serais-ce imaginer l'intéresser? Une fille incapable de draguer qui que ce soit, une fille qui, par contre, serait capable de nier ses sentiments par peur de se bruler les ailes. Une fille sans intérêt pour quelqu'un comme lui. Parce qu'il suffisait d'un regard pour remarquer qu'ils n'étaient pas du même monde.

Beth commençait à se noyer dans sa tasse, l'appuyant contre ses lèvres même lorsqu'elle ne buvait pas. Elle se protégeait en quelque sorte. Elle se protégeait de son manque de mots. Ses pensées s'embrouillaient et lorsqu'un éclair de lucidité venait illuminer le brouillard de ses idées, ce n'était jamais du qu'à un regard de Nohlann. Regard qu'elle n'osait plus chercher. Puisqu'il reprenait la parole, la jeune femme considéra que c'était l'occasion ou jamais et elle releva les yeux vers lui tout en abandonnant son chocolat chaud sur la table. Nohlann s'approche quelque peu comme pour lui dévoiler un secret et Beth se sent fondre. Elle n'est pas habituée à ce genre de sensation, à vrai dire, si elle le pouvait, elle la détesterait. Un sentiment qui la rend fragile n'est pas profitable à ses yeux et elle est pourtant incapable de luter contre le plaisir que lui fournit chaque seconde avec lui.

Je considère que mes références sont aussi bonnes que les vôtres! déclare-t-elle en souriant joyeusement. Elle ne comprend absolument par lorsqu'il semble s'arrêter dans son élan pour adopter un ton presque solennel. Lorsqu'il termine de s'excuser, c'est à peine si elle a finalement réalisé ce qui s'était passé. Beth n'avait même pas remarqué qu'il l'avait tutoyée! Il termine en riant et la jeune Bradshaw joint son rire au sien. Ce n'est absolument pas un problème! Je n'avais même pas remarqué! D'ailleurs, on pourrait se tutoyer...Sauf si cela vous dérange, bien sur! conclut-elle hésitante.

Elle se sent à nouveau basculer dans le doute et la vulnérabilité lorsque Nohlann vient à son secours sans s'en rendre compte. Parce que lui aussi semble plus hésitant. Elle découvre une facette qu'elle ne connaissait pas - logique, elle ne connait rien de lui! - qui lui offre la possibilité de se raccrocher au besoin de le rassurer. Peut-être n'en a-t-il pas besoin mais elle y tient. Tout simplement parce qu'elle a horreur de le voir s'excuser. C'est surprenant comme sensation...

-Ne vous excusez pas je vous en prie! Vous êtes un mythe, n'oubliez pas! Et vous n'avez absolument pas brisé le rêve, au contraire, je craignais de trouver une brute sans cœur sous la mascotte! C'est un peu comme le père Noel dans les chansons des Killers à vrai dire, il est toujours un peu psychopathe! fait-elle en riant aux éclats avant...de se réfugier derrière sa tasse. Elle boit tranquillement et bouillonne à l'intérieur.

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MessageSujet: Re: [TERMINE] I waited for you and now that you are there...► Nohlann & Beth   Ven 4 Oct - 21:49


"Faire le premier pas."




♦Le tourbillon dans lequel me perd la discussion me surprend, je viens à m’excuser pour lui avoir dit tu, c’est vraiment n’importe quoi. Quand je rencontre une fille dans un bar ou dans une boite de nuit je ne m’embête pas autant c’est tu tout de suite. Pourquoi tant de tour et retour à croire que j’ai peur de ce que je pourrais lui demander ou alors j’ai peur de ce qu’elle pourrait me dire quand le temps impartie à cette interlude sera fini. Que dirait-elle si je lui donnais mon numéro de portable en lui disant que je veux la revoir, que dirait-elle si je l’invitais à nouveau pour un rendez vous plus long. Franchement qu’est-ce que je cherche en essayant d’être celui que je ne suis plus depuis cinq ans, depuis la mort de Wyatt. J’ai effacé certaines facettes de ma personnalité, j’ai tiré un trait sur ce que je voulais faire de ma vie, j’ai changé de voie, j’ai laissé la tristesse m’habiter et diriger mon existence. J’ai laissé l’alcool contrôler mes nuits, ma volonté et pour perdre encore plus les pétales j’ai ajouté la drogue à mes amies. Depuis cinq ans tous les soirs c’est la même histoire, je sorts et j’oublie de rentrer, je traine comme une âme une peine, je bois jusqu’à ne plus savoir qui je suis, je drague tous ce qui porte une jupe, je couche avec toutes celles qui ne disent oui, je sniffe quand je ne me pique pas. Depuis cinq je me demande comment j’arrive à être encore en vie alors que je fais tout pour que la vie se lasse de moi, mais il y a toujours un lever de soleil alors que certains couchers sont aux portes de l’enfer. Et puis là je suis comme un adolescent devant elle, à croire qu’elle me donne des ailes ou une envie de me battre que j’avais perdu sur le chemin de l’oublie. Tout en elle me donne envie de vivre, envie de sourire, envie d’aimer moi qui ai toujours refusé de m’attacher depuis que mon frangin m’a abandonné. Je sais c’est une excuse débile de refuser de vivre à cause de la mort de son frère, mais en le perdant j’ai perdu la moitié de mon être, la moitié de mon cœur, et comment vivre quand on est plus entier. Souvent j’ai entendu les gens dire quand tu trouveras l’âme sœur tu trouveras ton autre moitié mais moi c’était mon frère même si je suis sur que c’est surement vrai, une femme peut être le complément d’un homme. Mais il me manquerait toujours un morceau, même en trouvant ma moitié auprès d’une femme, alors j’ai changé mon fusil d’épaule et j’ai pris juste ce que j’avais besoin au cours de mes rencontres. Et puis là tout ce remet en question et je ne sais pas pourquoi ou plutôt je ne veux pas le savoir car au final j’ai peur. J’ai toujours eu peur car si je trouvais mon complément avec une femme c’est que j’aurais oublié mon frère, c’est que j’aurais appris à vivre sans lui et ça je ne le peux pas, je ne le veux pas.


Quand nos yeux se croisent j’ai l’impression de sentir une douce chaleur qui s’immisce au creux de mon cœur, son rire est chargé d’espoir, et chacun de ses gestes, comme lorsqu’elle passe sa main derrière son oreille pour arranger une mèche de ses cheveux, est un morceau de ciel bleu. Quand elle parle sa voix résonne comme des milliers de petites cloches, bordel Nolhann je deviens pathétique avec mes idées loufoques, je ne suis qu’un bad boy et pas un homme romantique même si le Nolhann romantique a déjà existé il y a bien longtemps. « Dans ce cas je suis heureux de faire partie de vos mythes. » Que lui dire de plus vu que pour Beth les inconnus déguisés en mascotte valent des James Dean, des Marylin et tous les autres. Je saute, au figuré,  sur sa réponse par rapport au fait de dire tu pour finalement partir sur cela car je trouve que c’est bien plus agréable et plus jovial. « Me déranger de te tutoyer ou d’être tutoyer pas du tout. Bien au contraire. » Mais lorsqu’elle me répond à nouveau elle repart sur le vous, elle doit elle aussi avoir pris un coup sur la tête ou alors c’est le manque de nicotine qui fait effet sur elle maintenant. Elle me dit de ne pas oublier que je suis un mythe à ses yeux et que je n’ai pas brisé son rêve au contraire, elle n’a pas trouvé sous le déguisement ce qu’elle avait peur de trouver, une brute sans cœur ou un serial killer. Je rigole de bon cœur à sa réflexion, elle en fait de même avant de se cacher derrière sa tasse de chocolat. « Tu vois même toi tu te perds tu viens encore de dire vous. » Mes yeux plongent au fond des siens sans complexe ni retenu, c’est dément l’état dans lequel elle me met, mais je trouve ça très agréable et j’ai vraiment envie de comprendre ce qui se passe en moi. Je regarde bien malgré moi ma montre mais je ne suis pas idiot et une heure ça passe vite et le temps qui nous reste doit être sérieusement entamé maintenant. « Beth, si je te dis que je veux … te revoir. » Je marque un temps de pause, il n’y a rien de très compliqué à donner son numéro de téléphone et lui demander le sien en retour, j’ai plus dix ans oui mais c’est peut être un peu rapide là. Mes yeux cherchent dans son regard un semblant de réponse avant de balancer le reste, comme ça si déjà son regard dit non j’évite de me rendre ridicule devant la belle, mais je suis parfois impatient.  « Je sais tu vas surement trouver tout ça trop rapide mais si je te file mon téléphone j’ai des chances d’avoir le tien. Enfin tu comprends, je voudrais que l’on garde contact, si tu veux bien sur. » Je détourne les yeux et fait signe au serveur pour régler nos consommations, j’ai encore du temps vu que je bosse que vers quatorze heure mais pour Beth la récréation va être finie et elle va devoir retourner en classe. « Je sais ou plutôt je me doute que je risque de te voir encore assise sur les marches mais je voudrais vraiment te voir dans d’autre circonstance et surtout avoir un peu plus de temps en ta compagnie. » Elle va peut être me dire que ce n’est pas possible, de toute façon ce n’est pas parce qu’elle a accepté un café qu’elle va accepter un rendez vous avec moi. Elle avait une heure à tuer et j’étais là, après elle a peut être une vie et quelqu’un avec qui passer du temps. Ma main se met alors légèrement à trembler le manque de nicotine se fait sentir et aussi l’angoisse de sa réponse oui j’ai peur qu’elle me dise non, et que je ne puisse savoir pourquoi elle éveille en moi tant de chose que je croyais morte et enterré depuis cinq ans.♦
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MessageSujet: Re: [TERMINE] I waited for you and now that you are there...► Nohlann & Beth   Sam 5 Oct - 7:57




••• Nohlann & Beth •••




Alors que Beth est en plein rêve, un tic-tac régulier la ramène quelque peu à la réalité. L'horloge suspendue au dessus du comptoir et qu'elle n'avait pas remarquée en entrant semble à présent la narguer. Elle y jette un coup d'œil rapide, de peur que Nohlann interprète cela comme une envie de s'enfuir. Au contraire, elle voudrait briser toutes les horloges, toutes les montres qui risqueraient de lui rappeler qu'elle devra bientôt partir. C'est bien la première fois qu'elle a un soucis avec le temps. Elle a toujours écouté attentivement son réveil, elle n'a jamais fixé avec impatience sa montre en attendant la fin d'un cours, elle fait de son mieux pour profiter au maximum du temps que la vie lui a impartit mais là, elle aurait envie, besoin d'oublier ses responsabilités, d'oublier qu'il existe autre chose que ce petit restaurant, autre chose que cette conversation. Penser à ce qui l'attend dehors est une torture bien pire que de s'extirper d'un rêve au réveil, elle finit même par douter de l'existence de ce qu'elle vit depuis un peu moins d'une heure. Peut-être est-elle toujours dans son lit, enroulée dans les draps, les bras entourés autour de son oreiller. La réalité ne lui avait jamais parut aussi confuse, elle prend conscience que cette rencontre lui a fait perdre tous ses repaires. Mais c'est plus Nohlann que la rencontre le fautif, il a cette capacité de la faire s'envoler dans un autre monde, un monde qu'elle aura horreur de quitter dans une dizaine de minutes.

Affirmer que l'amour n'avait jamais eu d'importance à ses yeux était peut-être un mensonge. Elle est humaine malgré tout ce qu'on a pu dire sur son compte alors évidemment, la jalousie l'avait fait pleurer, certains regards l'avaient déstabilisées, certaines chansons lui avaient rappelée qu'elle était bien seule dans son petit monde. Mais jamais elle n'avait été envahie par le brouhaha de sentiments qui se battaient pour prendre le dessus sur son âme. La crainte de la douleur qui la consumerait indéniablement lorsqu'ils se sépareraient. Le plaisir infini d'être enfin avec lui. Le doute de chacune de ses paroles, de chacun de ses actes. La satisfaction de ne pas être trop dérangeante à ses yeux. Et puis tout le reste, des sensations puissantes, agréables et douloureuses à la fois, des doutes en pagailles et des idées fusant dans sa tête comme un peu de science logique perdue dans un univers vaporeux d'idéaux basés uniquement sur ce qu'elle ressentait grâce ou à cause de lui. Lorsqu'elle le regarde elle voit un avenir fait d'innombrables possibles et chacune la satisferait tant qu'il fait partie de sa vie, lorsqu'elle croise son regard, elle voudrait s'y perdre, elle voudrait que le silence se fasse, elle voudrait oublier qu'il existe autre chose que ses deux iris et tout ce qu'il lui promettent malgré lui. Il n'est pas parfait mais il est celui qu'elle veut. Elle ne comprend toujours pas pourquoi mais il est évident qu'elle ne pourrait pas sentir une pareille folie l'envahir en fixant quelqu'un d’autre. Entendre sa voix lui donne envie de sourire, qui d'autre a un tel effet sur elle ?

Nohlann accepte directement la tutoiement ce qui soulage Beth. Elle a l'impression que plus le temps passe, plus ils s'entendent, plus ils s'associent et pourtant elle a peur de l'assimiler totalement. Principalement parce qu'elle ne veut pas se tromper. Elle ne veut pas interpréter comme une preuve ce qui n'en est pas. Elle aurait trop peur d'être déçue. Elle rentrera chez elle complètement déstabilisée, perdue entre la certitude qui sont plus que deux inconnus qui ont tués le temps ensemble et a certitude parfaitement paradoxale qu'elle n' a aucun attrait aux yeux de Nohlann. Et puis, finalement, il vient à nouveau la sauver de la noyade. Elle allait se perdre dans les doutes comme elle avait faillit le faire tout à l'heure. Sauf qu'il lui fait une demande que Beth rêvait d'entendre. Elle aurait voulu avoir le cran de le lui demander elle même mais c'est bien là son plus grand défaut, elle ne l'aurait pas fait et l'aurait regretté. Elle allait devoir apprendre à passer outre ses craintes si elle ne voulait pas le voir disparaitre de sa vie. Parce que quelques soient les raisons qui le poussaient à lui demander son numéro, à souhaiter la revoir, il avait fait l'effort d'aller vers elle. Lorsqu'il affirma qu'il comprendrait si elle trouvait cela trop rapide, Beth eu envie de lui dire qu'elle n'attendait que cela depuis qu'elle le voyait passer tous les matins. Mais elle se tut. Elle voulait le laisser terminer et puis elle profitait de chacun de ses mots pour être sincère. Cela prouvait bien peu de choses, simplement qu'ils s'entendaient bien, simplement qu'après tout ce temps à se voir sans se connaitre, ils avaient suffisamment d'affinités que pour vouloir passer une étape au dessus. Mais cela offrait tellement d'espoirs à la demoiselle. Elle réalisa que plus que le plaisir de l'entendre parler, Beth n'ouvrait pas la bouche parce qu'elle en était incapable. Elle s'apprêtait à répondre mais son cerveau ne répondait plus. Alors elle fit un vif signe de la tête et prit conscience que ce qui l'empêchait de se rattacher à la réalité, c'était le regard de Nohlann plongé dans le sien. Il la paralyse. A contre cœur elle baisse les yeux, se perd un instant comme si elle venait de sauter du petit nuage constitué par un rêve et serre nerveusement les poings sous la table. Elle se déteste. Du moins sa façon d'agir...parce qu'elle n'agit pas, voilà tout. Elle aurait tellement de choses à lui dire, tellement de preuves qu'elle tient à le revoir à lui donner et elle se contente de se taire. Parce que sa proposition lui donne des ailes mais lui n'est malheureusement pas en position de le savoir. Croira-t-il qu'elle compte refuser? Que l'idée ne l'enchante pas plus que cela? Ou décèlera-t-il simplement sa fragilité habituelle? En parlant de fragilité, Beth se sent aux bords des larmes. Elle déteste cette sensation, principalement à cet instant mais rien n'y fait, elle gâche tout en ne trouvant pas les mots pour lui prouver qu'elle tient à lui. Elle sent qu'elle va craquer mais pas devant lui, c'est hors de question. Alors elle inspire, déchire un flyers abandonné sur la table voisine, griffonne son numéro et le glisse vers lui. Elle relève la tête et plante son regard dans celui du jeune homme.

-Je veux vraiment te revoir, je crois que je me suis pris bien plus qu'un coup sur la tête alors je t'en prie, excuse moi si je suis...Ne pense pas que je...
Au secours, ce que les mot peuvent être indomptables quand ils veulent! Elle abandonne à regret l'idée de lui faire comprendre ce qu'elle ressent et se lève. Utilise le,fait-elle en indiquant son numéro, je t'en prie, ne serais-ce que pour m'envoyer ton numéro, je t'appellerais... Sa voix flanche. Elle attrape son sac et avec un dernier regard désespéré  lui glisse "Merci pour le café" avant de franchir tremblante la porte du café.

©️ POLLO
 


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MessageSujet: Re: [TERMINE] I waited for you and now that you are there...► Nohlann & Beth   Sam 5 Oct - 18:05


"Faire le premier pas."




♦Si seulement je pouvais arrêter le temps juste quelques minutes, juste pour qu’elle reste un peu plus avec moi. Je la garderais là fragile et mystérieuse, sans en demander plus je serais me contenter de ce qu’elle me donnerait. Ne me demandais pas pourquoi je souhaite cela peut être pour prolonger ce petit bout de ciel bleu qu’elle est en train de m’offrir sans vraiment le savoir. Mais personne ne peut arrêter le temps, et celui qui m’était imparti en sa compagnie vient de se terminer, le rêve prend fin laissant place à la réalité.  Mais si la chance me permet de la revoir je sais que le rêve reprendra son cours et m’offrira surement des moments encore plus agréable que celui que je viens de vivre, simplement parce que c’est elle et qu’elle est différente. Et qu’elle a su éveiller en moi un sentiment, un intérêt, enfin quelque chose que je ne sais expliquer mais qui me donne envie de continuer, et de la découvrir d’avantage.


J’ai osé je le lui ai demandé, j’ai poussé une nouvelle porte, une porte fermée depuis trop longtemps. Je guette sa réponse en espérant qu’elle sera positive qu’elle ne me laissera pas là comme ça sans pouvoir la revoir, sans pouvoir en savoir plus sur elle. Je la regarde elle a l’air hésitante, perturbée, même perdu, s’il te plait Beth donne moi une chance c’est ce qu’une voix répète dans ma tête. Et puis je la vois déchirer un morceau de papier qui se trouvait sur la table elle y note quelque chose, au fond de moi j’espère que c’est son numéro. Puis elle glisse le papier vers moi et ose encore une fois croiser mon regard pour mon plus grand plaisir, j’ai du mal à avaler ma salive sur le coup. Sa phrase me comble de bonheur même si les mots se perdent sur ses jolies lèvres, je voudrais les cueillir mais ils s’échappent dans les airs. Sa demande est comme une prière, comme une bouée jetée à la mer, sa voix me chavire et son regard m’emporte bien au-delà des murs du bar où nous sommes installés. Puis elle attrape son sac, un lance un dernier regard remplit de promesse avec un merci pour le café et sort du bar me laissant seul sur ma chaise un peu perdu, un peu surpris.  Je récupère le papier  je le serre dans ma main avant de me lever de ma chaise si vite que je la fais tomber, je la rejoints  sur le pas de la porte. « Beth attends.» Je lui attrape doucement le bras, je me retrouve face à elle, si proche que je la frôle et cette proximité déclenche un nœud au fond de ma gorge, mais j’arrive encore à parler même si je ne sais pas quoi lui dire et que ma voix à perdu de sa force. J’ai l’impression de revenir en arrière après l’accident quand je devais réapprendre à parler. « Tu ne … tu ne m’as pas laissé le temps de te dire au revoir. » J’approche mon visage du sien et lui pose un baiser sur sa joue, je me doute que le geste va la surprendre, mais c’est juste par sympathie, et envie surtout et puis je ne pouvais pas la laisser partir comme ça. « Et ne t’inquiètes pas je vais utiliser ton numéro plus vite que tu ne le crois. A très vite. » Je lâche enfin son bras et je la regarde partir, suivant chacun de ses mouvements le balancement de ses hanches, le vent léger dans ses cheveux, ses bras qui suivent le rythme de ses pas. Je me rends compte que je n’ai jamais réellement regardé une femme comme je la regarde, et n’allez pas vous imaginer quoi que se soit, je n’ai aucune vilaines pensées. Je la regarde juste parce qu’elle me fascine et que l’espace d’une heure elle m’a fait voir des choses qui jusqu’à aujourd’hui m’avaient semblé si futiles. Je la suis du coin de l’œil, elle traverse la rue, monte l’escalier, je sorts alors mon téléphone et le papier qu’elle a griffonné de ma poche. J’enregistre son numéro et lui envoie un message juste avant de la voir disparaitre derrière la porte qui me sépare d’elle. (Mon numéro 760-650-4520 pour que tu puisses me contacter. Et au fait tu es libre samedi soir ?) Puis je sorts le paquet de cigarette de ma poche et j’en allume une, je tire doucement dessus comme pour profiter de toute sa bienfaisance. Puis je remets le papier dans ma poche je veux le garder un peu comme un trésor, comme un lien entre elle et moi, pour le moment c’est tout ce que j’ai. Et puis après avoir écrasé ma cigarette je rentre à nouveau dans le bar et je commande un autre café, cette fois je m’installe au bar. Je regarde la chaise où elle était assise il y a encore quelques minutes, le serveur me sort de mes pensées. « Et Nolhann plutôt mignonne la demoiselle. » Je me tourne vers lui et le regarde. « Oui, très mignonne je dois l’avouer. » Je bois mon café et je jette un coup d’œil sur l’heure, je vais reprendre le chemin de chez moi et attendre que le temps passe avant d’aller jouer à la mascotte avec une envie bien plus grande et oui en pensant que pour Beth je suis un mythe ça va me donner du baume au cœur c’est plus que sur. Je fini mon café, le règle et sorts cette fois pour partir je repasse devant les escaliers mon regard ne peut s’empêcher de s’y attarder un instant, il se pose sur la huitième marche. « A demain Beth. » Dis-je doucement. Je suis sur qu’elle sera là demain et même après demain à attendre mon passage, je lui ferais surement un signe de la main traverserais la rue si j’ai le temps pour aller la saluer avant de continuer mon chemin.♦


Dernière édition par Nolhann Z. Bradford le Sam 5 Oct - 19:22, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [TERMINE] I waited for you and now that you are there...► Nohlann & Beth   Sam 5 Oct - 19:14




••• Nohlann & Beth •••




A peine Beth a-t-elle franchit le seuil du café que quelqu'un l’interpelle. Dans sa confusion, elle ne réalise pas de suite qu'il s'agit de Nohlann. Elle ne sait de quel coté regarder mais bat vivement des cils pour retenir les larmes qui brulent ses yeux. Hors de question de devoir expliquer à celui qui l'a appelée, qui que ce soit, les raisons de son chagrin. D'ailleurs, tout ce qui s'est accumulé en elle durant cette heure, la jeune femme sait qu'elle aura besoin de l'expliquer. En vingt six ans, elle n'avait jamais compris à quoi pouvait bien servir une confidente. Aujourd'hui, elle le savait. Il y avait bien son frère à qui elle racontait tout et n'importe quoi mais, étrangement, parler avec lui de cette rencontre et des sentiments qui l’envahissaient en présence de Nohlann la gênait. Mais là n’était pas le problème pour l'instant. Elle nageait en pleine confusion et n’apercevait personne aux environs qui aurait pu l’appeler. Lorsqu'un main lui saisit délicatement le bras, Beth eut envie de sursauter. Elle l'aurait fait si son système nerveux était encore normalement opérationnel. Mais ce n'était plus le cas. Elle avait l’impression de ne plus être elle, de ne plus être sur terre. Il ne restait plus que le regret de cette fuite. Ce n'était pas uniquement une pensée qui envahissait tout son être, c'était bien plus que cela. C'était l’entièreté de son univers pour le coup. Elle se laisse guider par la main sur son bras et lorsqu'elle reconnait Nohlann, Beth perd pied encore un peu plus. Elle est incapable de croire qu'il s'intéresse ne serais-ce qu'un peu à elle. Elle en a tellement rêvé qu'il lui semble aujourd'hui impossible que cela devienne réel. Et pourtant elle le souhaite plus que tout. Et pourtant il est là. Il faut qu'il prononce quelques mots pour que la jeune femme retrouve un peu de lucidité. Elle fronce les sourcils, bascule légèrement la tête sur le coté, contemple le jeune homme avec étonnement comme si elle tombait de haut. Comme si le voir était une surprise considérable. Comme si elle s'était attendue à ne plus avoir de nouvelles de lui. Sauf que ça, c'était effectivement ce qu'elle avait cru. Craint. Lorsqu'il s'approche pour l'embrasser sur la joue, Beth frisonne. Il s'éloigne lentement et leurs regards se croisent. Beth sourit. Elle est de nouveau détendue. Elle ne peut pas se faire autant d'illusions. Ils vont se revoir s'il prend la peine de lui dire au revoir. S'il l'embrasse. Ils ne sont plus deux inconnus. Ils ont une relation en devenir et peu importe à quoi elle aboutira. Ils se reverront. Cela suffit à la combler.

Quand il relâche la pression sur son bras, qu'il cesse de parler, Beth sourit. Elle baise instinctivement les yeux, presque gênée par la situation mais incapable de masquer son sourire qui en dit long sur ce qu'elle ressent. L'instant est tout simplement parfit à ses yeux. Une cloche sonne, il s'agit de celle du conservatoire qui semble la rappeler à l'ordre. Elle relève les yeux vers la jeune homme, chuchote:" A bientôt..." du bout des lèvres et se retourne en souriant. Elle traverse en trottinant, fait un effort considérable pour en pas se retourner. Lorsqu'elle monte les marches et arrive à la huitième, elle n'y tient plus et jette un rapide regard en arrière. Elle a crut reconnaitre sa silhouette, toujours sur le seuil du café, là où elle l'avait laissé. Mais peut-être n'étais-ce qu'une illusion. Elle n'ose pas se retourner et passe la porte du conservatoire. Elle approchait de sa salle de cours lorsque son téléphone a vibré dans sa poche. Elle rit doucement, seule, dans le couloir du conservatoire. Le message est bien celui qu'elle attendait. Elle fixe son écran, lit et relit encore les quelques mots. Elle se focalise sur les chiffres. Et même si elle se sent ridicule, elle  bien envie de les étudier par cœur... Beth a conscience que l'heure tourne, qu'elle doit entrer en classe et entamer son cours mais elle prend malgré tout le temps de répondre: "Je suis toujours libre pour un mythe..." Elle fixe la touche ENVOYER en doutant mais les commentaires impatients en provenant de la salle de classe ne lui donnent ps l'occasion de réfléchir beaucoup plus. Elle envoi le message et passe la porte un sourire radieux aux lèvres, évidemment.

© POLLO
 
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