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 Affaires de famille. ○ Winter

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Screwdriver
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Screwdriver
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MessageSujet: Affaires de famille. ○ Winter   Dim 8 Sep - 21:03

Le lundi soir, lorsque ma mère travaille jusqu'à vingt-et-une heures, je suis chargé de faire les courses. Ce n'est pas une occupation des plus agréables, mais enfin, je fais avec, car je suis toujours partant pour lui rendre service. Je ne veux surtout pas obliger ma mère à faire les courses en vitesse pendant la pause de midi ; quant à mon beau-père, lui aussi travaille tard et a des journées harassantes. En tant qu'étudiant, je me la coule douce, en comparaison d'eux : il est donc tout à fait normal que j'aille faire les courses. On voudrait que notre vie soit toujours excitante, mais il y a parfois des passages incontournables qui ne sont pas glamour pour un sou. En l'occurrence, je ne fais rêver personne lorsque je pousse tranquillement mon caddie flambant neuf. Je ne fais peur à personne parce que les roues ne sont pas encore grippées - c'est beau, la nouveauté, ça rend le monde plus fonctionnel et toujours plus parfait. On dira peut-être que j'ai des goûts de luxe parce que je fréquente le Shopping Center, ce magnifique centre commercial huppé dans un quartier ultra-résidentiel et branché. J'y ai pris mes petites habitudes ; autant régler ses tâches quotidiennes dans un lieu agréable. Les vitrines ne m'ont jamais attiré ; je ne suis pas amateur de ces néons et autres appâts lumineux qui me donnent envie de fermer les yeux pour retrouver mon monde d'obscurité. Les prix, de toute manière, me paraissent bien trop élevés en comparaison de ce que je suis prêt à payer. Je ne vois pas l'intérêt de dépenser autant pour se revêtir de marques et se fondre ainsi dans le paysage. Évidemment, il y a une autre raison, plus profonde, qui fait que je viens ici, mais je ne l'ai jamais avoué à personne. J'espère toujours y croiser mon père. Plus jeune, quand je croyais qu'il ne résidait pas en ville, je m'étais dit qu'à son passage, il y viendrait peut-être, et je voulais y avoir mes habitudes pour ne pas avoir l'air de l'espionner si jamais je le rencontrais. C'est peut-être là que je l'ai déjà aperçu. À présent que je sais qu'il est là quelque part, je ne peux m'empêcher de le guetter du coin de l'œil. Pour l'instant, mes recherches sont infructueuses, mais j'espère bien que cela changera un jour.
Un centre commercial est un lieu comme un autre pour rencontrer les gens, mais l'avantage de celui-ci, c'est que les rencontres y sont d'autant plus fortuites qu'on ne vient pas pour rencontrer les autres. La principale motivation des visiteurs est d'acheter, et c'est seulement quand, par hasard, on croise quelqu'un que l'on connaît que l'on s'approche pour prendre de ses nouvelles. Oh, bien sûr, si je voyais mon père, je n'irais pas lui parler. Je me contenterais de savourer sa présence près de moi, mais je ne voudrais pas l'importuner en public. Je n'ai pas le cœur à me faire rejeter en public. Mais, le soir venu, j'en parlerais à ma mère, et je la supplierais de me laisser lui parler. C'est en tout cas ce que je juge le plus raisonnable. Malheureusement, ce scénario ne s'est jamais produit. Il semblerait que le destin s'obstine à me laisser dans l'ignorance. J'aimerais savoir qui est mon père, en fin de compte. Cela veut dire connaître son apparence, au delà de l'impression qu'il a pu me donner de lui en coup de vent, et surtout, me plonger dans son regard pour y retrouver le mien.
Mais non, il n'est nulle part en vue, ce père que je recherche tant. Je n'ai pas besoin de contenir ma déception. À force d'être déçu, je n'ai même plus la force de l'être, comme si je m'étais résigné. Pourtant, je veux vraiment le voir. Mais je ne sais pas s'il serait mieux que je lui tombe dessus par hasard ou si je dois forcer le destin. Cette question m'angoisse, me fait peur au point que je préfère ne pas y penser. C'est pour cela que je pousse doucement mon caddie, dans l'espoir de laisser le hasard décider à ma place, parce qu'ainsi, j'aurais l'excuse de ne pas avoir eu le choix.

La liste de ma mère est extrêmement ordonnée. Je ne sais pas comment elle fait, mais elle semble connaître les rayons par cœur. Je peux me contenter de suivre la liste item après item tout en étant certain de ne rien oublier en route. Qui plus est, elle a l'écriture régulière d'une femme épanouie. Cette pensée me fait toujours chaud au cœur. Je sais que je peux lui faire confiance, y compris pour être heureuse. Cela vaut mieux, car j'achète parfois des choses sans trop savoir à quoi cela va lui servir. Mais je ne pose pas de questions. Avec elle, je suis obéissant. Ma liste m'échappe brutalement des mains alors que j'attrape un pot de cornichons que ma mère a indiqué sur la liste. Mais pourquoi veut-elle manger des cornichons ? Je déteste leur goût aigre, et mon beau-père n'en est pas amateur non plus. Il semblerait simplement qu'il lui soit resté quelques goûts de femme enceinte. C'est en posant le pot dans le caddie que je me rends compte que je n'ai plus ma liste. J'évite de céder à la panique, ce serait une réaction disproportionnée. Toutefois, je suis bien embêté si je ne l'ai plus. Je la cherche des yeux et je remarque soudain qu'elle s'est glissée jusqu'aux pieds d'une jeune femme blonde, qui n'a pas noté sa présence. Elle est à deux doigts de marcher dessus, ce qui me pousse à agir vite. Je me précipite vers elle, mais pas trop rapidement, car je ne veux pas lui donner l'impression que je suis un agresseur. Je m'arrête, m'excuse rapidement avant de me pencher pour ramasser la feuille. En me relevant, satisfait, je pense remercier gentiment la femme pour sa compréhension avant de retourner à mes courses de la semaine. Mais les mots se bloquent dans ma gorge quand je vois son visage. Est-il possible qu'une parfaite inconnue puisse me sembler si familière ? Je sais que je ne l'ai jamais vue, j'aurais retenu son visage. Mais dans celui-ci, je retrouve des traits qui me rappellent quelqu'un. Je ne peux m'empêcher de la dévisager pour découvrir à qui elle ressemble, j'en deviens malpoli, car elle pourrait très bien ressembler à une célébrité que j'aurais vue à la télévision - ou même en être une. Finalement, je me racle la gorge pour chasser l'espèce de paralysie qui s'est emparée de moi. Ce simple geste parvient à me redonner le contrôle de moi-même. Pourtant, je suis un peu timide quand j'ose enfin lui demander :
« On ne s'est pas déjà vus ? »
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MessageSujet: Re: Affaires de famille. ○ Winter   Lun 16 Sep - 17:59

Affaires de famille

Léo-Irvin Rouviers & Winter Opra Winsley



Cela devait faire deux mois à présent que je n'avais pas été faire les courses et pour cause je payais quelqu'un pour les faire à ma place. Cependant le frigo était vide, les pizzas ça va deux soirs de suite et la personne devant s'en occuper complètement malade, je n'avais d'autre choix que d'y aller moi même. Mon mari n'étant pas disponible non plus, j'avais déposé Timothy chez les Hale-Mayer, je savais que Primrose s'occuperait très bien de mon fils et ainsi il n'était pas forcé de passer plus d'une heure dans un centre commercial à me demander sans cesse, maman quand est-ce que c'est fini. C'était ainsi plus facile pour moi également car je n'étais pas obligée de trouver une excuse à chaque fois qu'il me demandait ce qu'il rester à acheter sur la liste, c'est donc avec une joie immense que je m'étais rendue au centre commercial non loin du ranch pour remplir mon cadis. Bien évidemment comme faire les courses ne faisaient absolument pas partie de mon quotidien, les rayons m'étaient absolument pas familier. Du coup je me promenais, partant à la découverte des rayons, laissant de côté ceux concernant les textiles ou encore les produits de cosmétique, j'avais oublié à quel point faire les courses est une corvée quand on a les moyens de ne pas les faire par sois même. Bref arrêter de râler, serait une bonne chose ainsi qu'un bon début, je passais par le rayon boisson, je ferais le frais en dernier. M'emparant de divers sodas et autres jus de fruits sans même regarder une seule fois les prix affichés juste en dessous des pack mis à disposition, passant également par la case vin, afin d'acheter une nouvelle cuvée et la déguster en compagnie de mon mari ou bien sans lui, s'il venait à ne pas rentrer de la nuit comme à son habitude. Chips et autres cochonneries trouvaient aussi leur place au fond du cadis, je ne regardais qu'à moitié ce que je prenais, voulant me débarrasser au plus vite de cette foutue liste de course. Le rayon condiment fût le suivant, j'avais besoin de ketchup, Tim avait râlé de ne pas avoir pu manger ses pâtes avec sa sauce tomate sucrée pas plus tard qu'hier et il n'y avait plus non plus de moutarde. Je ne m'étais jamais rendue compte de ce que ça faisait d'avoir un frigo vide ou même ses placards, et à présent je me disais que si j'y étais allée plus tôt je n'aurais pas eu une aussi longue liste. Il n'y avais même plus de céréales, les bocal à cornichon ne contenait plus que le liquide permettant la survit de ses derniers, même les boites de conserves contenant des olives pour l'apéro étaient toute dans la poubelle au lieu d'être alignées au fond d'un des nombreux placards de la cuisine. Ce rayon me demande un peu plus de temps dans le sens ou Timothy avait sa marque de ketchup fétiche et n'en voulait absolument pas une autre et son père était pareil concernant la moutarde qu'il prenait, forte mais sans grain et sans je ne sais plus quoi, le nom e reviendrait certainement en lisant toutes les étiquettes. Une perte de temps royale mais je ne pouvais me permettre de décevoir l'un comme l'autre surtout pour si peu. C'est quand je me suis dirigée en mode crabe vers la droite du rayon qu'un jeune homme interrompit un peu mon mouvement, s'excusant d'avoir laissé tomber sa liste des courses à mes pieds. Jusqu'à cet instant je n'avais pas porté attention aux gens qui m'entouraient, je n'étais pas du genre à me la raconter et certainement pas dans des moments aussi quotidien soit il. Cependant son regard insistant provoqua quelque chose d'étrange en mon fort intérieur, un soudain malaise mais pas que, un attrait ou je ne sais quoi. Non, je n'étais pas intéressée par les petits jeunes en principe mais celui avait éveillé en moi une soudaine attirance, pas celle que l'on a pour son époux ou encore ses amants, une sensation très perturbantes quoi qu'il en soit. Je ne relevais pas me perdant également dans l’abysse de ses yeux trop semblables aux miens, je glissais une main dans mes cheveux avant d'avaler ma salive. Je restais impartiale, j'aurais aimé continuer faire mes courses et le laisser en plan comme ça mais c'était comme si tout à coup j'étais attiré au sol, comme si la gravité avait changé en un instant et je ne pu faire un seul pas. Alors pour se débarrasser de se mal être pas si mauvais je me racle la gorge et au même moment il se passe pareil son côté, alors que je reste silencieuse sur ce phénomène étrange lui ose aligner quelques mots. « On ne s'est pas déjà vus ? » Ses mots me firent l'effet d'une liquéfaction, c'est comme si tout s'était soudainement évaporée en moi, j'avais l'impression d'être vide. En temps général j'aurais envoyé voir ailleurs si j'y étais, combien m'avait fait ce coup au final de laisser tomber un stylo ou de lancer un ballon vers moi pour pouvoir me parler et prendre des photos, mais chez lui je ne retrouvais pas ça. Ce n'était pas un fan et s'il m'avait vu sur un magasine cela devait probablement être un pur accident. Prenant mon courage à deux mains, essayant de retrouver mes esprits et surtout mon corps, du moins son contrôle, j'osais enfin parler à mon tours. « Et bien si tu regardes les magasines de mode c'est fort possible, mais a mon avis c'est autre chose. » Je ne savais pas vraiment pourquoi je disais ça, il venait réellement de me perturber et je ne voyais pas comment réagir mais ce bleu, il était bien trop semblable au mien et s'en était effrayant.





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MessageSujet: Re: Affaires de famille. ○ Winter   Sam 21 Sep - 17:04

C'est alors que je me mets à me sentir mal à l'aise. Ma question n'est pas indiscrète en soi, mais elle est incongrue, tout comme ma manière de la regarder avec insistance. Pour un peu, on pourrait me confondre avec un tueur en série ou un dragueur lourd, car je la regarde étrangement. Je scanne le moindre élément de son visage, son nez régulier sur lequel le regard glisse comme sur un toboggan, ses yeux bleus qui sont un formidable reflet des miens, ses sourcils délicats qui donnent au visage de la personnalité, ainsi que la façon dont son menton se place sous sa bouche. Tout me paraît familier, comme si je les avais déjà vus et revus, mais qu'ils avaient été effacés à jamais de ma mémoire. En fermant les yeux, j'aurais pu encore apercevoir ces traits, alors que mes talents de physionomiste étaient en général limités. J'essaie sérieusement de me rappeler où j'ai pu voir cette familiarité. J'ai croisé tant de gens dans ma vie, la plupart, des étrangers à qui je n'ai pas prêté attention plus d'une seconde, et que j'ai peut-être revu sans le savoir. Mais je ne parviens pas à la voir dans la rue. Elle y semblerait incongrue, car elle n'appartient pas à mon milieu. J'ai l'impression d'avoir affaire à une sorte de déesse descendue de son Olympe. Jamais je n'aurais pu croiser une personne comme cela. J'ai pu en voir dans la rue, mais aucun ne m'apporterait cette impression qui ne faisait que se renforcer de seconde en seconde. Nous n'avons pas pu nous voir.
Sa réponse m'effraie un peu. Je remarque que je l'ai à mon tour mis à l'aise. Cet air de souci ne lui va pas au visage, mais j'ai l'impression qu'elle a déjà pu prendre cette expression, car elle est sincère. J'ai envie de m'excuser de l'avoir dérangée et de reprendre ma vie avec ce mystère tout entier, mais elle est moins farouche que ce que je pensais. Je ne regarde pas les magazines de mode, elle s'en doute déjà. Elle qui a une apparence impeccable, même pour faire quelques courses, ne peut pas manquer de remarquer que je ne suis pas féru de mode. J'ai la tenue classique d'un adolescent, jean, t-shirt et baskets ; je ne ressemble pas à ces jeunes hommes soigneux de leur apparence qui portent des matières fluides et des coupes élaborées. J'appartiens à la classe moyenne, tout simplement. Mais je ne crois pas qu'elle me le reproche. Je l'aurais senti si ça avait été le cas - j'ignore d'où me vient cette certitude, mais elle est chevillée à mon esprit. C'est une simple remarque, destinée à me mettre à l'aise, ou bien à se donner du courage, et je ne peux m'empêcher de répondre à mon tour :
« Effectivement, pas dans un magazine de mode... »
C'est donc que cet « autre chose » dont elle parlait à l'instant est la bonne solution. J'ai toujours détesté les formulations vagues du type « autre chose ». Cela revient à dire « tout le reste », donc c'est ne rien dire. Mais que peut-elle dire d'autre ? « Quelque chose » ? C'est vague également ; peut-être légèrement moins négatif, mais cela ne change rien. Le fait est simple : ni elle ni moi ne savons quoi faire, ni ce qu'il se passe. Je ne parle pas du déroulé des événements, qui au moins a le mérite d'être clair, mais du sens que nous pouvons y donner. C'est presque terrifiant de savoir qu'elle a la même impression que moi, car même si elle ne le dit pas, je peux le sentir. Elle aussi me regarde avec insistance, et j'ai la curieuse impression que ce qui se lit sur son visage doit également se lire sur le mien. Quelque chose de brumeux se forme dans mon esprit, à la manière de ces pensées qui manquent de clarté tant que le moment de la révélation n'est pas encore venu. J'ai la gorge sèche et le cerveau en veille, mais, déjà, je peux me sentir proche d'elle. Malgré toutes nos différences, qui doivent être nombreuses, j'ai la certitude d'être dans la même situation. Il ne me faudrait franchir qu'un seul pas pour comprendre sa manière de fonctionner, ce que je crois.

À rester là comme deux imbéciles à se regarder dans le blanc des yeux, nous n'avancerons pas. Le problème, c'est que nous ne savons pas quoi faire, l'un et l'autre. Nous paraissons avoir la même timidité pour ce genre de choses, comme si nous étions d'accord sur le fait que s'imposer de la sorte était nécessaire, mais rendait les choses difficiles. C'est à moi d'essayer de débloquer la situation, car je suis celui qui nous y a plongés. Que ne donnerais-je pour retenir cette foutue liste de courses ! J'aurais pu la rater, ou passer à côté d'elle et moins la détailler. Nous serions tranquilles à l'heure qu'il est. Il faut croire qu'il existe une chose nommée destin qui a décidé que je devais la rencontrer ce jour-la. C'est pour cela que nous sommes gênés tous les deux : au fond, nous n'avons pas choisi d'être là. Je respire un bon coup avant d'avoir le courage de me lancer.
« Euh, je m'appelle Léo-Irvin... Rouviers. Léir Rouviers. »
Mais j'ai dramatiquement l'air maladroit, y compris dans ma manière de me tenir, trop crispée. Pourquoi cette hésitation au moment de dire mon nom de famille ? Je l'ai toujours considéré comme tel, je n'ai jamais hésité. C'est celui de ma mère, cette chère Mme Rouviers. Il m'a toujours bien défini. Mais à ce moment précis, j'ai l'impression que j'aurais pu porter un autre nom - celui de mon père, par exemple. Hearton. Je le porterais bien, mais je crois que je l'associerais à celui de Maman. Hearton-Rouviers, par exemple. Léo-Irvin Hearton-Rouviers... c'est peut-être ce nom que j'ai voulu donner à cette jeune femme.
« Et toi ? » conclus-je rapidement avant que ma voix ne se brise.
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MessageSujet: Re: Affaires de famille. ○ Winter   Dim 29 Sep - 17:55



Ce qui se tramait en mon fort intérieur était relativement étrange, perturbant voir même frustrant. J'avais l'impression que ma poitrine se serrait d'une façon plus qu'oppressante, m'empêchant presque de respirer. Cela me rappela le corset que j'avais porté à mon mariage, il était si proche de ma peau que lorsque je m'en étais débarrassée j'avais eu l'impression que mes côtes étaient brisées. Je le regardais, continuant de la détailler avec une fâcheuse habitude que mes parents ne m'avaient pas transmise. « Effectivement, pas dans un magazine de mode... » C'était un peu plus sûre et en toute sincérité cette réponse ne me rassurais pas le moins du monde, bien au contraire j'aurai mille fois souhaité qu'il ai pu me voir sur n'importe qu'elle page de magasine, même chez le médecin ou dans un kiosque à journaux. Je déglutissais le plus discrètement possible, étant réellement mal à l'aise quand à la situation que nous subissions et visiblement je n'étais pas la seule, je le voyais dans son regard. Il était aussi interloqué que moi, ne comprenait pas et pourquoi cette soudaine facilité, ou cette sensation étrange de déjà vu ou je ne sais quoi. Après réflexion je me rendais compte que nous nous étions immédiatement tutoyés et jamais au grand je ne faisais preuve d'aussi mauvaise manière. Je m'en mordais déjà les doigts intérieurement, mais physiquement c'était mes lèvres que je pinçais un peu trop fort entre mes dents. « Euh, je m'appelle Léo-Irvin... Rouviers. Léir Rouviers. » Je relâchais l'air qui était resté coincé à l'intérieur de mes poumons, heureusement que mon interlocuteur était bien plus courageux que moi pour le coup. Il eu certes un moment d'hésitation comme s'il ne disait pas tout, ou je ne sais pas mais il manquait de la sincérité dans son phrasé et s'en fut encore une fois déstabilisant. Chacun de ses mots l'étaient en réalité, c'était comme si je devais tenir en équilibre sur un fil et à chaque mots prononcés, il envoyait une onde de choc, faisant ainsi vibrer légèrement le fil et me procurant de cette même façon une perte de contrôle bien trop grande alors qu'elle n'aurait du signifier que si peu de chose. « Et toi ? » Je tendais une main vers lui mal à l'aise pour ne pas changer la donne, un tremblement vint se heurter secouant ainsi tout mon squelette. Bordel qu'est-ce qu'il m'arrivait, ce n'était pas un quelconque sentiment, personne ne m'avait jamais fait ressentir ça au grand jamais. Je connaissais bien trop ce que l'on ressentais lorsqu'on aimait ou haïssait pour penser que je puisse avoir une quelconque attirance pour ce jeune homme, non ce n'était pas ça. C'était nouveau, autre chose, fort et intriguant, probablement malsain aussi mais ce n'était pas une attirance comme les autres. Reprenant mon souffle, essayant de ne pas avoir la voix tremblante, je me présentais à mon tour. « Winter Winsley...Enfin Winter Opra Winsley. » Il avait prononcé son prénom en entier pourquoi ne pas faire de même ? Je ne trouvais pas l'utilité de donner mon prénom de jeune fille, maintenant marié depuis plus de six ans et puis en quoi cela pourrait bien l'intéresser. Tout le monde s'en fichait que j'ai pu m’appeler Hearton dans une autre vie, tout le monde savait de qui j'étais la fille et s'il m'avait déjà vu ou si je lui semblais familière cela serait sûrement du au statut de mon père. Car je ne connaissais personne à Palm Springs qui n'avait jamais entendu de monsieur Hearton. « Mais tu peux tout simplement m'appeler Winter » Je ne savais pas vraiment quoi dire, qu'est-ce qu'on peut ajouter dans pareil situation, bon ben ravis de t'avoir croisé, non j'en étais tout bonnement incapable. Certes je voulais poursuivre ma route mais une irrésistible envie de rester là m'encrais au sol et aucune échappatoire possible ne semblait vouloir apparaitre. « Tu aimerais aller prendre un café ? » Je ne savais pas ce qu'il me prenait mais je ne pouvais pas penser a ma liste de course quand aux derniers évènements, je voulais juste en savoir plus sur ce Léo-Irvin. J'avais un tas de question pour lui même si aucun son ne voulait réellement sortir de ma bouche. Je pensais juste à aller boire un café, l'inviter à diner peut-être et passer commande au traiteur du coin ou encore des pizzas, les pizzas, tout le monde aime ça. J'étais tellement en stresse que les mots m’échappèrent. « Tu pourrais te joindre à nous pour le repas, tu aimes les pizzas ? » Si j'avais pu je me serait giflée, d'où est-ce que je proposais à un inconnu de s'inviter chez moi quand bien même mon mari serait absent, il pourrait arriver n'importe quoi à Timothy ou même à moi mais étrangement je m'en moquais, je voulais je ne sais comment en savoir plus. « Je suis désolée ça ne se fait pas.. » Je laissais glisser mes doigts entre mes cheveux, je devais être folle, manquer de sommeil, peut-être que je travaillais trop ou je ne sais quoi, mais une chose était certaine. Cette rencontre n'avait en rien quelque chose de banal !






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MessageSujet: Re: Affaires de famille. ○ Winter   Sam 5 Oct - 20:13

J'ai peur de la perdre précocement, de la voir perdre connaissance à cause de l'étrangeté de la situation. Je suis prêt à la rattraper si cela devait arriver. Je la vois dans toute sa perfection, comme une poupée délicate qui aurait décidé de devenir humaine. Je suis loin de la connaître, mais j'ai déjà l'impression de comprendre deux-trois choses sur elle. Et le plus drôle, c'est que ces choses, j'ai l'impression de les tirer de moi. Elle est bien plus qu'une poupée, que cette apparence splendide qui m'intimide. Je sens qu'elle me ressemble, tout simplement. Et, tout comme moi, elle parvient à dominer ses émotions pour me donner son nom. Évidemment, je ne l'ai jamais entendu, ni même lu, puisque je ne m'intéresse pas aux magazines de mode. Je n'ai donc aucun sentiment de familiarité à cause de son nom, mais c'est agréable de pouvoir la nommer. C'est toujours une étape de franchie, j'en suis satisfait. Je trouve son prénom, Winter, très intéressant. Je me suis toujours considéré comme un gars du nord et de l'hiver, et ma mystérieuse inconnue s'appelait justement hiver... Dans le paysage de Palm Springs, voilà deux personnes qui pouvaient faire tâche dans un décor dans lequel elles étaient parfaitement intégrées. Je souris bêtement. Je crois que je suis soulagé. Je n'ai jamais entendu son nom, je n'ai pas pu la croiser quelque part. Mais je sais qu'il y a quelque chose. Elle ne s'appellerait pas Winter pour rien, sinon.
« Très joli prénom, la complimenté-je, déjà plus à l'aise. Tu peux m'appeler Léir. »
Mais passé ce moment où nous faisons connaissance, la conversation se tarit vite. Nous restons et nous sommes toujours des inconnus mal à l'aise l'un envers l'autre. J'ai du mal à prendre plus les devants. C'est tout à fait normal : j'ai affaire à une femme un peu plus âgée que moi, manifestement bien insérée dans la vie active, et présentant tous les signes extérieurs de richesse. De mon côté, avec mon statut d'étudiant et mes habits décontractés, je me fais l'idée d'un adolescent aux préoccupations futiles. Comment puis-je être pris au sérieux dans de telles conditions ? Comment fait-elle pour ne se débarrasser de moi, et de me proposer aussi gentiment un café, une pizza ? Soit elle fait cela avec tout le monde, soit quelque chose de particulier se prépare. Je penche plutôt pour la seconde hypothèse. Et effectivement, elle s'excuse, prenant conscience de l'étrangeté de la situation. Je rougis un peu à mon tour, moi qui n'ai pas l'habitude d'être timide. Je ne sais pas vraiment comment réagir, car cela ne ressemble à aucun scénario déjà connu. S'il y avait eu de l'amour dans cette histoire, ça se serait très facilement terminé, car nous ne nous serions pas intéressé à l'autre. Mais ce sentiment de familiarité demande à être interrogé. Tout comme moi, Winter n'a pas envie de reprendre le cours de sa vie avec un mystère de cette ampleur. Reste à savoir le dire, et ce n'est pas facile. Dans l'absolu, ça le serait : nous avons besoin de temps pour résoudre le mystère. Mais allez dire ça à une femme comme elle... Je n'ai pas envie de la vexer, je sens que je dois dire non tout en disant oui. Oui, pour être honnête, je ne sais pas quoi faire. C'est un grand trou noir. Avant que l'angoisse ne monte, je dois répondre pour ne pas être malpoli. Mais lorsque je me lance, je n'ai aucune idée de la façon dont ma phrase va se finir.
« Eh bien, c'est très gentil à toi de me proposer tout ça, dis-je d'un ton timide et hésitant. J'aimerais beaucoup accepter, mais je ne sais pas si... enfin... bon, c'est un peu étrange comme situation. »
Je suis incapable de lui opposer un refus net : c'est hors de mes forces. Je sens déjà que ce n'est pas une personne à qui je peux dire non. J'ai l'intuition qu'avec le temps, je peux devenir très proche d'elle, comme... un frère et une sœur, tout simplement. Le mot est lâché. Mais je ne sais pas comment tout cela est possible. Toutefois, c'est ce qui me semble le plus approprié. J'aimerais bien comprendre comment tout cela fonctionne. Si ça se trouve, nous avons peut-être un lien de parenté, elle et moi. Pour l'envisager sérieusement, il faudrait que j'essaie d'étudier ses traits de façon plus précise, mais je ne me sens pas capable de le faire et, de toute façon, je suis assez peu physionomiste. Il n'y a que les traits de mon père que je crois reconnaître.
« Il faut que je termine les courses, continué-je (bien qu'ayant oublié ce que je dois acheter). Et ma mère m'attend ce soir, mais... »
Je jette au passage un coup d'œil à la liste, et je constate que j'ai pratiquement terminé ce que j'avais à faire. Il ne me reste qu'à faire un tour dans les rayons froids pour récupérer quelques plats préparés et du jambon. Ça ne devrait pas me prendre plus de cinq minutes. Combien de temps faut-il à une femme pour terminer ses courses ? Je ne sais pas à quel point en est Winter dans les siennes.
« Enfin, je pense qu'on devrait quand même apprendre à se connaître. Si tu veux, je peux te passer mon numéro, et après, tu en fais ce que tu veux... »
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Affaires de famille. ○ Winter

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