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 Et tout ça avec un bonus de 30 % {Rain.

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Purple Passion
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MessageSujet: Et tout ça avec un bonus de 30 % {Rain.   Sam 7 Sep - 21:05

30 %

Rain Marlowe Weighell & Winter Opra Winsley




« Non je pars du Saguaro, j'ai rendez-vous dans un quart d'heure avec monsieur Weighell -...- Oui ce Weighell. -...- Non son fils, c'est un de mes clients -...- Oui bien sûr, je peux te rappeler.. Hum disons dans trois heures ? -...- D'accord, bye. » Je posais ma mallette sur le siège côté passager, je sortais tout juste d'un rendez-vous assez important pour ma carrière. Ce n'est pas tous les jours que le plus bel hôtel du coin vous appel pour refaire la décoration de l'une des chambres suite à la demande d'un de leur précieux client. Désormais mon travail ne se résumait plus à ne dessiner que des vêtements mais aussi imaginer, différent type et tissus de literie mais également des rideaux entre autres. J'étais cependant fière de moi pour ce nouveau contrat et puis le fait que mon fils ai repris l'école, je m'en voulais moins d'avoir bloqué toute une matinée juste pour un client. Et en ce début d'après-midi l'un de mes plus gros -mais aussi préféré- acheteur venait refaire sa garde robe. Effectivement quand on est le fils de monsieur Weighell on se doit d'avoir un dressing digne de ce nom. Mais à force de passer du temps avec ce bout d'homme, il était aussi devenu un ami au fil du temps. Cela devait à présent faire un peu plus d'un an que nous nous connaissions. J'avais eu plus ou moins la chance de le voir dans tous ses états et lui aussi ne m'avait pas toujours vu au top de ma forme, mais chaque commande était une partie de plaisir ou s'entremêlait confessions et partie de rire. C'était pour moi une règle importante, satisfaire d'une part le client mais faire en sorte qu'il se sente plus que bien afin de me faire part de la moindre de ses envies. Pour moi la mode en disait beaucoup et souvent plus qu'un simple dialogue. C'est donc un sourire au bord des lèvres que je rentrais chez moi au volant de ma berline..

Avant que Marlowe ne sonne à la porte, j'avais déjà mis en place une palette de couleur, des ensemble de matières et autres  tissus, les plus confortables qu'ils soient, pour répondre au mieux au désir de mon futur acheteur. J'avais également disposé sur la table un pichet de limonade faite maison, ainsi que quelques cookies aux trois chocolats afin de combler les petits creux qui feraient certainement leur apparition tout au long de nos futurs choix. Je savais déjà que l'entretien allait durer un peu plus de deux heures afin que nous soyons certains de tous les points importants à la création des costumes. Que ce soit pour la coupe, le tissu des doublures ou encore la couleur du veston, tout devait être parfait. Je me devais également de faire un premier devis avant la fin de notre entretien et ce une fois toutes les pièces choisis. Mais avant toute chose, j'allais accueillir le jeune homme qui allait être mon hôte durant le temps d'un après-midi. De la baie vitrée je vus apparaitre sa petite bouille d'ange, c'est donc d'une démarche totalement mutine que je me dirigeais vers la porte afin de lui ouvrir. Je lui offrais un large sourire avant de lui embrasser les deux joues et l'inviter à entrer. « Alors comment va Junior Weighell ? » Je jetais un dernier coup d’œil au ciel bleu, repensant au fait que c'était totalement idiot de s'installer à l'intérieur avec un beau temps pareil à l'extérieur, surtout que ma terrasse était toute neuve, pourquoi se priver d'un bain de soleil. « Je nous ai installé à l'intérieur mais si tu préfères je peux tout déplacer en terrasse ce serait plus agréable tu ne penses pas ?  » J'attendais une réponse de sa part, je voulais qu'il se sente à son aise et s'il préférait rester à la fraiche je comprendrais entièrement, je ne voulais seulement pas déplacer mes dossiers deux fois en bonne flemmarde que j'étais.


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Screwdriver
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MessageSujet: Re: Et tout ça avec un bonus de 30 % {Rain.   Dim 8 Sep - 10:04

Il y a quelque chose de très important, dans la relation client. C'est l'attention que l'on accorde à la personne que l'on a l'intention de pigeonner. Si vous lui donnez l'impression qu'il s'agit de quelqu'un d'exceptionnel, pour qui vous seriez prêt à faire des efforts dans la limite du raisonnable - car, bien sûr, vous devez aussi limiter votre générosité, pour ne pas vous retrouver en faillite - il aura tendance à revenir plus facilement chez vous. Marlowe étudie essentiellement les règles des marchés en cours, mais la relation client est une institution familiale chez les Weighell. Son père lui a enseigné toutes les manières différentes de gagner la confiance d'un client, et de le pousser à l'achat. Il sait donc parfaitement s'apercevoir des moments où on lui retourne ces stratégies contre lui. Mais en l'occurrence, Winter Winsley l'a bien ferré. Appréciant les vêtements de qualité, griffés, et si possible faits sur mesure, Marlowe aime qu'on fasse attention à lui. D'ailleurs, si on peut lui donner satisfaction, tout en lui créant un style à la pointe de la mode et unique en même temps, Marlowe s'estime heureux. Winter lui donne tout ce qu'il peut désirer en matière de vêtements. Il est un client du genre exigeant, mais elle ne s'est jamais offusquée de ses caprices. Sans compter qu'avec cela, elle lui garantit des modèles uniques, lui fait un rabais de 30% - même si l'argent n'est pas un problème pour Marlowe, quand on peut en économiser un peu, on le fait, surtout vu les sommes conséquentes qu'il offre à Winter en échange de ses services - et lui permet de passer un bon moment en sa compagnie. Car au fond, Winter est devenue une amie, quelqu'un qui comprend qui il est, et ne se laisse pas impressionner par son nom. Parfois, il lui semble qu'il s'est plus attaché à elle qu'à sa meilleure amie officielle. Cela dit, à part dans le domaine de la mode, sa meilleure amie est plus utile, puisqu'elle est exploitable à merci. Winter, elle, est une personne à part entière, dont Marlowe ne peut se servir à sa guise. Elle n'est pas un outil.

Arrivant devant la demeure de Winter, Marlowe sort de sa voiture, sans véritablement la garer. En général, quelqu'un s'en charge à sa place ; pour lui, c'est surtout une perte de temps. Au fond, vu la place qu'il y a devant la maison, ça ne dérange personne qu'il se soit arrêté en plein milieu. Il vient donc sonner à la porte, tout sourire. La jeune femme vient lui ouvrir et lui fait la bise, rituel incontournable, mais qui a un peu plus de sens qu'une simple politesse hypocrite. Il y a de la sincérité dans ce salut amical ; Marlowe le sait, c'est pourquoi il y répond avec franchise. La jeune femme a apparemment tout installé à l'intérieur, mais elle semble se rendre tout à coup compte qu'il fait un temps magnifique. Le jeune homme ne serait pas contre une après-midi au plein air, mais il n'a pas envie de l'embêter. Et de s'embêter par la même occasion, car tout déplacer jusqu'à la terrasse, cela impliquerait qu'il l'aiderait, et il ne s'en sent pas le cœur.
« Non, l'intérieur, c'est très bien. Je ne voudrais pas que quelqu'un nous espionne et voit ce que tu m'as prévu. Et puis, j'ai assez perfectionné mon bronzage pour ne pas être obligé de sortir encore. »
Il se tourne légèrement, mettant en avant ses bras, dont le hâle est prononcé sans être trop sombre, complètement homogène et parfaitement maîtrisé. Si on songe en plus qu'il s'agit d'un résultat naturel, alors on peut comprendre que Marlowe en est fier. Avec sa morgue habituel, il se rend jusque dans le salon où Winter a entreposé ses propositions, en véritable habitué qui se sent chez sa créatrice comme chez lui. Il ne saurait se défaire de son attitude arrogante et assurée ; tout en lui est un jeu, il ne brille pas par sa spontanéité. En contrepartie, il aime la sobriété dans sa tenue, sobre mais très travaillée. A ses yeux, le détail doit être là, mais pas pour être remarqué ; il doit simplement participer à une perfection totale de l'habit, en enlevant le moindre petit défaut qui pourrait corrompre sa beauté. Dire qu'il s'agit d'un client difficile est un euphémisme... Il s'installe dans le fauteuil sans lui demander sa permission, s'asseyant dans une position apparemment négligée, mais en fait savamment étudiée pour faire de l'effet. Voilà ce qu'on apprenait aux rejetons Weighell : à toujours contrôler le moindre de ses mouvements, à penser au regard de l'autre, afin de lui montrer ce qu'il devait voir, et non la réalité.
« Alors, ma chère. Que me proposes-tu donc ? »
Son sourire, quoique sincère, a quelque chose du prédateur, qui étudie la situation en prenant son temps. Prêt à s'infiltrer dans la moindre faille, mais plus tolérant du fait qu'il s'agissait de Winter.
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Purple Passion
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MessageSujet: Re: Et tout ça avec un bonus de 30 % {Rain.   Lun 16 Sep - 15:18





« Non, l'intérieur, c'est très bien. Je ne voudrais pas que quelqu'un nous espionne et voit ce que tu m'as prévu. » Je ne pu m'empêcher de rire quand à à la suggestion que nous puissions être observés. La maison était placé sous caméra surveillance et pour que quelqu'un puisse y entrer, il se devait d'y avoir accès ou d'être un espion digne de 007. Je ne relevais pas cependant préférant rire à sa flemmardise qui se joignait à la mienne. Car oui nous aimions tout de même la simplicité, et c'est ce que j'aimais avec Marlowe, pas besoin d'un grand hôtel luxueux avec une chambre décoré pour l'occasion, non je pouvais être moi même. Certes en restant professionnelle comme je me devais de l'être avec chacun de mes clients mais j'étais moins stressée et à cran qu'avec qui que ce soit d'autres. C'était officiel Marlowe était MON client préféré sans aucun doutes. « Et puis, j'ai assez perfectionné mon bronzage pour ne pas être obligé de sortir encore. » C'est vrai qu'il avait bien bronzé, j'aurais bien aimé lui demandé s'il avait pris le soleil en restant à Palm Springs ou bien s'il était parti ailleurs pour profiter pleinement de calme d'une plage déserte ou un quelconque lieu qui serait en sa possession ou du moins celle de son père mais le temps était au travail et les questions vie privée se poseraient après que j'ai fait mon devoir. Alors qu'il s'installait à son aise, à force il connaissait bien la maison, il n'avait pas tout visité mais les lieux lui étaient fortement familier puisqu'il lui était même arrivé de venir sans pour autant passer commande. Et j'aimais le fait qu'il se sente à son aise, c'était ainsi beaucoup plus agréable de travailler avec une totale décontraction. « Alors, ma chère. Que me proposes-tu donc ? » Je le regardais un instant installé tel un roi dans son fauteuil ne pouvant m'empêcher de sourire face à son petit numéro mais je e devais bien d'avouer que je l'appréciais d'une part pour cette facette de sa personnalité, j'aimais également son côté taquin et la douceur dont il savait parfois faire preuve sans crainte. J'aimais entre dans son jeu, je savais qu'il n'y aurait jamais rien de plus que le travail et un certain attachement entre nous, parce que dans le fond je savais ce qu'il vivait. Je le savais parce que moi même j'avais épousé un homme que certes j'appréciais bien plus que je n'aurais pu l'imaginer mais à cette période j'étais amoureuse d'un autre. Et si pour le moment monsieur Weighell ne causait guère de soucis côté mariage auprès de son fils, je n'étais pas certaine qu'il en serait de même pour la préférence qu'il manifester envers les hommes. Alors oui je me mettais souvent à sa place et je prenais plaisir à partager ses grands airs. « Et bien j'ai récemment fait la découverte d'un mélange de matière assez improbable mais magnifique, je suis certaine que le tissu va te transporte de part sa douceur et sa qualité. Cependant je ne suis pas satisfaite de la tenue des couleurs mais je connais un bon teinturier qui se fera certainement un plaisir d'en trouver une avec une tenue digne de ce nom. Après tout je n'ai qu'à prononcer le nom Weighell pour que tout le monde dise oui. » Je lui faisais donc découvrir la matière qui m'avait moi même conquise, me faisant ainsi craquer pour l'une de mes futures créations. Je lui portais également un autre modèle, plus rêche mais aussi plus solide, pour une doublure ça n'aurait été, certes, pas le moins du monde confortable mais pour un costume c'était parfait. « Il y a également celui ci qui est très demandé en ce moment. De plus il existe en mat mais aussi en brillant ce qui est un plus puisqu'il y a moyen d'obtenir ainsi un très beau mélange. Mais le premier est vraiment un sacré coup de cœur. J'en ai également un dernier mais pour ma part je le trouvé trop satiné mais côté coloris il y a vraiment un choix grandiose. » Je lui faisais donc passer le dernier bout de tissu, j'en avais encore tout un tas à montrer mais avec le temps je commençais à mieux connaitre les attentes de Marlowe et ainsi je n'avais pas à lui exposer toutes mes palettes. « Au fait je te sers à boire ? J'ai eu le temps de faire de la limonade ce matin. » Parfois il m'arrivait de me surprendre moi même, quand bien même j'étais débordée de tous les côtés j'arrivais à trouver le moyen de réaliser une limonade maison, pour mon client favoris.






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Screwdriver
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MessageSujet: Re: Et tout ça avec un bonus de 30 % {Rain.   Sam 21 Sep - 14:11

Marlowe n'ignore pas qu'il vit entièrement dans les apparences. Il n'a pas le choix : en naissant Weighell, on doit s'attendre à être observé de toutes parts par les milieux aisés, qui se demandent si on a l'étoffe de son père, ou si il sera possible de profiter d'une quelconque faiblesse. Marlowe doit être ouvert, agréable, prévenant, mais il doit aussi être dur quand c'est nécessaire. Une main de fer dans un gant de velours. Cette attitude, il l'a désormais complètement intégrée. Elle est devenue comme une seconde nature, et Marlowe ne peut pas s'en séparer. Même dans l'inimité de la maison de Winter, il continue de se tenir très droit, avec la tête haute et une expression assurée sur le visage. Même dans les moments de doute, de tension, de peur, il doit donner le change ; il ne saurait se départir de ce que la plupart des gens considèrent comme une attitude de fils à papa prétentieux. Il n'aime pas trop passer pour une personne hautaine, mais en même temps, c'est ce qui l'est. Sa nature est d'être arrogant, d'écraser les autres de sa supériorité. Il ne peut pas céder à cause d'une amitié : il doit au contraire rester sur ses gardes. Car qu'est-ce qui lui dit qu'il n'aurait pas des problèmes un jour ? L'avenir de la boîte passe avant tout le reste, y compris avant ses propres sentiments, ses propres envies. La mode, c'est le moyen de parfaire son image. Il arrive que parfois, Marlowe ait envie d'une tenue simple et sans prétention ; mais même dans ces cas, le moindre détail doit avoir été travaillé au préalable, car même dans les instants de négligence, il doit être parfait. Cela fait énormément de boulot à Winter, mais Marlowe a été élevé dans l'optique que l'argent résout la plupart des problèmes – sauf avec les Montgomery, mais bon, sans eux la vie serait trop simple. Il est donc persuadé que, du moment qu'il paie Winter, il peut exiger d'elle le vêtement de ses rêves. Si elle en veut plus, elle n'a qu'à demander. Heureusement qu'il s'est aussi pris d'affection pour elle, sinon, il serait totalement invivable, se contentant d'être un client désagréable et exigeant des miracles. Au moins, là, il est un client exigeant des miracles et agréable.

Il la laisse présenter sa nouvelle matière, restant réservé tant qu'il n'a pas été convaincu que cela lui plaira. Une matière, ça se touche, ça se porte ; tant qu'on ne l'a pas essayée, on n'en peut rien savoir. Effectivement, la couleur n'est pas très belle, mais du moment qu'elle peut arranger ce défaut, il laisse passer. Marlowe ne se sent pas fier à l'idée que son nom peut ouvrir les portes fermées. C'est normal. Bien sûr, pendant très longtemps, il s'en fichait complètement. Mais à présent qu'il a décidé d'embrasser le rêve de son père et de donner un sens à son enveloppe vide, il aime avoir des outils efficaces déjà prêt à l'emploi. Marlowe tâte les tissus, songeur. Il comprend le coup de cœur de Winter, cela doit être plus intéressant. Le nom lui importe guère : c'est son domaine à elle. Lui se contente d'être beau et élégant, de faire chavirer les cœurs des jeunes femmes – et hommes – qui le voient dans les tenues de Winter et de persuader le monde que sa perfection extérieure se reflète aussi à l'intérieur.
« Je veux bien goûter ta limonade. » : ajoute Marlowe en se laissant le temps de réfléchir.
Winter, faire de la limonade ? Bien sûr, ça ne devrait pas le surprendre, mais tout de même. Parfois, il oublie qu'il s'agit aussi d'une femme normale, une mère de famille qui a forcément ses petits péchés mignons. Il ne juge pas. Il sait très bien que lui-même n'aura sans doute jamais d'enfants, au grand dam de son père, et qu'il n'aura pas envie de faire de la limonade. D'ailleurs, si Weighell Enterprises n'avait pas une partie de sa production destinée à la limonade, il ne saurait sans doute pas de quoi elle est composée. Et s'en ficherait complètement. Winter est humaine, mais lui n'est plus qu'une enveloppe animée par une volonté extérieure. La sienne propre lui crie de mourir, de ne pas se laisser entraîner dans cette vie-là, de prendre la dernière dose que son copain lui a donnée avant d'avoir son accident, à laquelle il n'a jamais touchée et qui traîne toujours dans sa chambre, et de se supprimer, purement et simplement. Heureusement, une autre voie s'est ouverte à lui, même si elle n'est pas une vie non plus. Et avec cela, qui est au courant de son traumatisme ? Sa prétendue mais fidèle meilleure amie. Et Vanessa. Deux âmes qui ne peuvent rien pour lui, qui observent en silence. Personne ne s'est jamais rendu compte que Marlowe est blessé à mort. Qu'avant de devenir ce brillant fils prodige, il est passé par tous les stades de la recherche de son autodestruction, enchaînant les soirées pleines d'alcool, de garçons faciles et d'oubli de son être. Mais pas de drogue. Il n'en a repris que de façon très temporaire, mais à chaque fois, il pense à l'unique amour de sa vie, le seul homme qu'il pense pouvoir aimer ; cet homme qui est mort dans un accident, il y a déjà six ans.
Son visage a pris un pli soucieux, mais il se recompose une face joyeuse dès que Winter revient avec sa limonade. Du coup, il n'a pas pris le temps de regarder les tissus, cela lui a paru soudainement si... lointain. Seul comptait son passé, mais il ne doit pas se laisser enfermer par lui. Même dans ces années de mort, il n'a jamais cessé d'être un Weighell, n'a jamais cessé de faire attention à son apparence. En cherchant à enfouir ses pensées en lui, il s'est comporté en digne fils de son père, même si l'image extérieure qu'il donnait était plutôt lisse ; la vraie aurait cependant été pire. A présent, il suit le cours de sa vie. Il goûte la limonade, la trouve curieusement bonne, éveillant en lui un vague souvenir d'enfant, très rare. Ses parents ne lui ont jamais fait de vraie limonade, pourtant.
« Hé, bravo cuisinière en chef. Vraiment désaltérant. »
Oui, ça paraît plutôt faible comme compliment, mais c'est un véritable éloge dans la bouche de Marlowe. Il ne pourrait pas lui dire tout ce que cela évoque en lui : une authenticité ancienne et impossible à trouver ; une affection profonde qui ne saurait s'exprimer que dans le fait maison ; un plaisir du partage. Et, avec ça, le goût de lèvres sucrées. Il repose le verre et se réintéresse au tissu. En fait, il en est toujours au même point : il ne sait pas que dire. Gagner du temps, donc.
« Tu as déjà des modèles confectionnés avec ces matières ? »
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MessageSujet: Re: Et tout ça avec un bonus de 30 % {Rain.   Sam 28 Sep - 17:01





Il m'arrivait parfois d'être maladroite tant j'étais victime de mon stress, je me concentrais donc pleinement sur le verre que je tenais d'une main et la carafe dans l'autre, essayant de ne pas renverser de limonade ailleurs que dans le petit récipient. Une fois cela fait, j'apportais le verre à Marlowe avant de retourner vers la table afin de m'en servir un verre également. Posant mes lèvres sur la paroi lisse alors qu'il fait de même, je le détaille lentement, le surprenant dans ses pensées lointaines. Alors un léger sourire s'affiche sur mes lèvres, j'aime quand il abandonne sa coquille ou du moins l’entrouvre un tant soit peu, laissant ainsi paraitre quelqu'un de plus doux. Dans le fond je n'arrive pas à me l'imaginer en adulte mais je me retrouve toujours un peu en lui, il grandit trop vite comme j'ai moi même du le faire à cause de mon père. On a pas l'occasion de choisir nos destins, j'ai quitté tout ce que j'aimais pour le confort quand bien même j'aurais aimé être surprise, et parfois je le voyais de s'échapper du contrôle de son père. C'était soudain et léger et ça disparaissait lorsqu'il remarquait que je m'étais aperçue de ce moment mais au moins je savais qu'il songeait à autre chose qu'au plan précis de son père et ce même s'il reprendrait certainement le flambeau Weighell. « Hé, bravo cuisinière en chef. Vraiment désaltérant. » Je détournais le regard, au final moi aussi j'étais partie à des lieux de là, je lui offrais un sourire sincère, les compliments de Marlowe étaient rares alors lorsqu'ils sortaient de sa bouche, ils étaient précieux et touchants. « Vous satisfaire est ma priorité. » Dis je tout sourire. J'enroule alors mes cheveux autours d'un de mes doigts, ne détachant pas mes yeux des morceaux de tissus disposés sur la table les uns sur les autres. « Tu as déjà des modèles confectionnés avec ces matières ? » Je secoue la tête négativement, une moue sur le visage, je connais bien les mensurations du jeune Weighell et les deux seuls qui sont à ma disposition sont trop grands pour lui. « Je n'ai rien à ta taille mais je peux t'obtenir un modèle sous quarante-huit heures. » Puis je réfléchis un instant, levant mon index devant mon nez et sans un mot je quitte le salon. J'ai confectionné un costume pour Yaël avec ce même tissu il y a peu, et monsieur au lieu de l'apporter au pressing la jeté dans la machine alors qu'il avait encore une fois de plus trop bu. La matière n'a pas réellement apprécier mais du coup par chance cela devrait me procurer un patron à la taille de mon client. Je monte les escaliers deux à deux, m'infiltrant dans le dressing de mon mari que je connais par cœur. C'est moi qui lui ai appris a ranger de façon à ce qu'il ne s'y perde pas et qu'il trouve facilement ce qu'il souhaitait sans passer des heures à chercher. Cette pensée me fait rougir, nous n'avons pas fait que ranger dans ce dressing mais ces douces images se dissipes aussi rapidement qu'elles sont arrivées, ce temps est bel et bien révolu. Me replongeant dans mon travail afin de ne pas finir déprimée, je cherche rapidement le costume et en quelque seconde, pantalon, jaquette et veste sont en ma possession. Je jette un coup d’œil rapidement afin de vérifier que ce dernier ne soit ni abîmé ou encore taché mais aussi que mes pensées ne m'aient pas jouer un mauvais tours. Pour un essai ça devrait amplement aller. Je redescend donc avec l'ensemble, un sourire de vainqueur sur le visage, pénétrant à nouveau la pièce où Marlowe est resté sagement installé. « Celui la a rétrécit au lavage car ça ne se lave pas à quatre-vingt degrés mais n'importe qu'elle personne censée le sait.. Enfin le textile est intact et pour un essai il fera largement l'affaire. Je l'ai fait pour Yaël, il ne l'a portait qu'une fois mais si tu venais à ne pas vouloir l'essayer je comprendrais. » J'étais gênée de ne pouvoir lui proposait quelque chose d'entièrement neuf mais je devais avoir en possession le tissu depuis un peu plus d'un semaine et seulement cinq costumes confectionnés avec cette dernière pour les hommes. En revanche pour les dames, j'avais des commandes à la pelle, mais à mon avis Marlowe ne me commanderait certainement jamais un modèle féminin.





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MessageSujet: Re: Et tout ça avec un bonus de 30 % {Rain.   Dim 29 Sep - 15:40

Le jeune homme a conscience d'être un client exigeant. Ce n'est pas son genre de se montrer gentil avec les gens ; cela ne fait tout simplement pas partie de son éducation. On l'a élevé en lui disant qu'en affaires, il faut se montrer intraitable : pas de sentiments. Même avec quelqu'un qu'on aime vraiment, on ne doit pas faire de cadeaux ; avec un membre de la famille, on peut éventuellement faire quelques petits efforts, mais relativement faibles. Juste de quoi reconnaître qu'on a le sens de la famille, alors qu'en réalité, l'argent est le véritable maître de son cœur. Aussi, quand il s'agit de ses exigences, il se montre intraitable. Mais il évite d'écraser Winter. L'héritier Weighell ne cherche pas à être méchant, ce qui est plutôt exceptionnel. Cependant, quand elle lui dit qu'elle n'a pas de modèle à sa taille dans l'immédiat, sa contrariété se voit clairement sur son visage. L'expression ne reste que quelques secondes sur son visage, mais c'est sans doute suffisant pour que Winter l'ait vu. Peu importe. Ce n'est pas comme si il a commis une erreur : il n'a pas cherché à se contrôler. Le jeune homme reprend ensuite un sourire conciliant. Non, il ne va pas en vouloir à Winter. Elle n'est pas une de ces employées sur lesquelles il pourrait facilement gueuler dessus, juste parce qu'il peut le faire ; elle, c'est une amie, qui demande à être respectée. Cela lui fait bizarre. Il n'a pas l'habitude d'avoir des amis ; même sa meilleure amie n'est pas aussi conciliante, et Marlowe n'hésite pas à lui faire remarquer ce qui ne lui plaît pas de façon crue. De toute façon, elle fait pareil...
« Ce n'est pas grave. Je pourrai attendre. »
Mais Winter s'en va, et le jeune homme en profite pour regarder les lieux. Son père lui a toujours appris que l'endroit où les personnes vivent sont très révélatrices de ce qu'elles sont. L'endroit est propre, bien rangé ; on voit que tout y est à sa place. Cependant, Marlowe a l'impression que, malgré la décoration, la pièce a un petit côté impersonnel. Comme si Winter et son mari ne partageaient pas vraiment une histoire, mais vivaient plus l'un à côté de l'autre. Bizarre, ils ont pourtant l'air très amoureux. Marlowe ne se permet pas de juger : ce n'est pas comme si sa propre chambre en disait long sur lui. Il sait qu'elle est très impersonnelle, surtout depuis la mort de son premier amour. Il a trop peur de ce que sa chambre pourrait dire de lui, de son amour, de sa souffrance. Une chambre qui n'en est pas une, en somme ; juste un lieu pour dormir. Le jeune homme voit alors Winter revenir avec un costume qu'il ne connaît pas. Un costume de son mari. Une partie de lui se sent gênée à l'idée de porter le costume de son mari, mais la grande partie de son âme n'en a en fait rien à faire. Il prend le vêtement, effleure sa surface avant de sourire.
« Ça peut peut-être faire l'affaire. »
Le jeune homme s'éloigne des fenêtres jusqu'à un endroit où nul autre regard que Winter ne pourrait le voir. Il n'est pas forcément impudique, mais il n'apprécie pas trop d'être vu alors qu'il se change. Winter, c'est autre chose : la jeune femme l'a bien assez vu en sous-vêtements à cause de son métier, alors à force, ça ne fait plus grand-chose. Et il sait parfaitement qu'entre eux deux, ça n'ira jamais plus loin. Peut-être que la vue de son corps pourrait la déranger, mais il n'en a pas conscience. Il oublie parfois qu'il avait fait en sorte d'avoir un physique de rêve. Le tissu contre sa peau lui paraît très agréable. Il ajuste un peu les plis, puis se regarde dans le miroir de pied prévu à cet effet. On dirait presque qu'il a été fait pour lui. Le jeune homme peut porter bien des tenues, il arrive toujours à être élégant. Et la forme le met plutôt en valeur. Cependant, impossible de se montrer élogieux. Déjà, parce qu'il serait hors de question pour lui d'admettre se sentir bien dans le vêtement d'un autre. Le jeune homme passe sa main dans les cheveux, l'air satisfait.
« Pas mal, en effet. Dis-moi, tu comptes faire ça avec quel modèle ? »
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